Brega, la cité sous les bombes de l'Otan

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REPORTAGE - Cette ville libyenne offre le visage d'une petite cité à moitié vide et inquiète, dont la route reste le seul lien avec Tripoli.

Les tracts sont encore tombés du ciel par centaines, mardi matin, sur Brega. Abdularahmane Muftah, directeur de la Compagnie pétrolière d'État, en ramasse un par terre. Sur une face, la photo d'un drone américain et une phrase en arabe: «Les forces aériennes de l'Otan ont institué une Zone d'exclusion aérienne pour protéger les civils.» De l'autre côté, l'explosion d'un char touché par une bombe guidée: «Les forces aériennes de l'Otan peuvent vous atteindre à tout moment et à tout instant.»

À Brega, il ne pleut pas que des tracts. Ce bourg pétrolier situé à 1240 km de Benghazi, dernier bastion kadhafiste avant le front de l'Est, qui fut perdu et repris par les forces du régime, est régulièrement pilonné par l'aviation occidentale. Au moment où un petit groupe de journa­listes encadrés par des officiels libyens visite le port industriel, une rumeur de réacteurs emplit le ciel. Soudain, un choc sourd, puis un panache de fumée s'élève à quelques centa

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