Bratusek jette l'éponge pour la Commission européenne

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(Actualisé avec contexte) BRUXELLES, 9 octobre (Reuters) - Désavouée mercredi par les députés européens, l'ancienne Première ministre slovène Alenka Bratusek a renoncé à sa nomination au poste de vice-présidente de la commission chargée de l'énergie, ce qui doit permettre l'achèvement du processus parlementaire de validation du nouvel exécutif. "Sa décision illustre son engagement en faveur de l'Union européenne, de la Slovénie et du processus démocratique", s'est félicité Jean-Claude Juncker, le futur président de la Commission, dans un communiqué. "Par sa décision, elle m'aide à achever la formation de la Commission européenne." Sur les 27 personnalités choisies par l'ancien Premier ministre luxembourgeois, seule Alenka Bratusek a n'a pu obtenir l'aval des eurodéputés. Le gouvernement slovène doit maintenant désigner un autre candidat. Jean-Claude Juncker a dit être en contact étroit avec Ljubljana. Des divergences politiques en Slovénie comme à Bruxelles pourraient toutefois bouleverser le calendrier européen. Le Parlement doit se prononcer le 22 octobre sur la Commission dans son ensemble pour permettre à Jean-Claude Juncker et aux 27 membres de son équipe de prendre leurs fonctions le 1er novembre. "Il y a un risque que ces discussions politiques ne s'achèvent pas à temps et que tout le calendrier soit reporté", a reconnu Margaritis Schinas, porte-parole du futur président de la Commission. Issue d'une formation centriste, Alenka Bratusek n'avait pas le soutien de son propre gouvernement et a en outre été victime des efforts déployés au Parlement européen (PE) par les grands blocs de gauche et de droite pour placer leurs propres représentants. Sa prestation devant les membres de la commission du PE chargée de valider sa candidature a scellé son sort. Ils l'ont rejetée mercredi à 113 voix contre 12. Avec le soutien du Parti populaire européen (PPE), dont Jean-Claue Juncker est issu, l'Alliance des socialistes et démocrates/Parti socialiste européen (S&D/PSE) a invité Miror Cerar, actuel chef du gouvernement slovène de centre-gauche, à nommer Tanja Fajon, eurodéputée du groupe, pour la remplacer. Or, le Premier ministre a souhaité prendre son temps. Son équipe est en outre divisée sur le sujet, dit-on de sources politiques. S'étonnant des recommandations du S&D/PSE, le gouvernement a indiqué dans un communiqué qu'il ferait connaître son choix "aussi vite que possible". (Barbara Lewis avec Marja Novak à Ljubljana, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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