Bras de fer entre patronat et gouvernement sur la compétitivité

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LA COMPÉTITIVITÉ DIVISE TOUJOURS LE PATRONAT ET LE GOUVERNEMENT
LA COMPÉTITIVITÉ DIVISE TOUJOURS LE PATRONAT ET LE GOUVERNEMENT

PARIS (Reuters) - Le bras de fer entre le patronat et le gouvernement se poursuit sur le thème de la compétitivité, la présidente du Medef, évoquant une "immense déception" voire une "catastrophe".

Pour Laurence Parisot, les cotisations sociales de toutes les entreprises doivent être baissées massivement, qu'elles soient ou non exposées à la concurrence internationale.

Au gouvernement qui prévoit une "trajectoire de compétitivité", elle oppose toujours la nécessité d'un "choc", passant par un transfert rapide de dizaines de milliards d'euros de cotisations sociales des entreprises vers la population.

Face à cette idée de "trajectoire", "pour être complètement rassuré, il faut connaître le rythme et le montant", a dit Laurence Parisot mardi lors d'une conférence de presse.

"Deux ans pour un montant de 30 milliards, ça nous semble quelque chose d'intéressant. Si c'est deux ans pour 10 milliards, c'est une catastrophe", a-t-elle ajouté. "Si c'est 50 milliards, trois ans peut être considéré."

Le gouvernement déclare qu'aucun chiffre n'est encore arrêté mais il écarte l'idée du "choc", qui signifie en pratique une nette hausse de la TVA et/ou de la contribution sociale généralisée (CSG), car il juge que l'impact sur la consommation tuerait l'espoir de reprise économique.

Comme les chefs d'entreprise, il attend la remise le 5 novembre du rapport sur la compétitivité de Louis Gallois, l'ancien PDG d'EADS, qui sera suivie d'un séminaire gouvernemental qui fixera un agenda de réformes.

"La déception des chefs d'entreprise serait immense si Louis Gallois ne préconisait pas un choc de compétitivité très significatif et à mettre en oeuvre très rapidement", a dit Laurence Parisot. "Et la déception serait plus douloureuse encore dans le cas où Louis Gallois nous rassurerait et si le gouvernement ne suivait pas les préconisations du rapport Gallois."

Selon le Medef, "la baisse de charges doit être générale car la chute de compétitivité concerne toute notre économie, tous les secteurs sont touchés", a dit Laurence Parisot.

Un partie du gouvernement considère au contraire que les entreprises réellement exposées à la concurrence internationale, soit seulement un quart d'entre elles, devraient être particulièrement aidées.

Quant à distinguer entre industrie et services, "la chaîne économique est tellement mêlée que dans chaque service ou dans chaque produit, il y a à la fois du service et de l'industrie", a dit Laurence Parisot.

Le Medef plaide aussi pour qu'une baisse des cotisations patronales soit accompagnée d'une baisse des cotisations payées par les salariés afin de relever leur salaire net.

Jean-Baptiste Vey, édité par Patrick Vignal

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  • knbskin le mercredi 17 oct 2012 à 00:11

    Hum ! Quand je parle d'"investir", pagiurau, je parel d'investir dans la recherche fondamentale, apppliquée, dans la formation technologique, dans la R&D, dans la création d'entreprises. Dans le tertiaire, à ma connaissance, le seul investissement "de progrès" est dans l'informatique ...

  • mars4 le mardi 16 oct 2012 à 20:37

    @ pagiurau : De toute façon, de l'investissement en R&D dans le tertiaire, c'est pas courant! lol

  • pagiurau le mardi 16 oct 2012 à 19:56

    a knbskin oui je te cause mon ami je suis dans le tertiaire et on souffre grave , comment tu peux croire d investir quand on reduit la deduction sur les frais financier pour immobilisations , si tu gere tu connais cela mon ami?????

  • knbskin le mardi 16 oct 2012 à 18:01

    Je le sens assez bien, anadfer, c'est pour cela que je sors mes économies des livrets et des fonds en € des AV (dettes d'Etat). Une Martine Aubry lorgne dessus avec un oeil salace qui me déplaît, quand elle explique qu'"il n'y a pas de dette, puisqu'elle est couverte par l'épargne des français" ...

  • knbskin le mardi 16 oct 2012 à 17:56

    Ca s'adresse à moi, pagiurau ? Non, je ne suis pas fonctionnaire, oui j'investis en temps de crise, oui, je finance la recherche. Et alors ? :)

  • nandfer le mardi 16 oct 2012 à 17:46

    tout le reste est du show médiatique, pour détourner l'attention. Et avec des gouvernements aussi pitoyables, il faut s'attendre au pire.

  • pagiurau le mardi 16 oct 2012 à 17:45

    investir en crise , tu dois etre fonctionnaire toi mon ami,je me demande si tu connais le point mort d une entreprise ? plus il est bas , plus tu as de chance de t en sortir,enfin tous le monde est different meme dans les ignorants

  • nandfer le mardi 16 oct 2012 à 17:43

    les actions des banques montent, l'or monte, les actions industrielles dégringolent.Est-ce qu'on ne nous prépare pas une inflation carabinée et programmée , par la planche à billet, ce qui aurait pour effet de réduire les dettes des endettés : banques, gouvernements etc..

  • knbskin le mardi 16 oct 2012 à 17:30

    Hum ! C'est un peu minable, tout ça ... Personne ne parle d'investissements, de rehcerche universitaire, de R&D, de création d'entreprises. On est toujours dans le conjoncturel, et dans des disputes assez ras les pâquerettes, puisque la baisse des charges des entreprises sera forcément une hausse d'impôts et / ou de la dette si le gouvernement ne DIMINUE PAS les DEPENSES de l'ETAT ... ! ;)

  • pagiurau le mardi 16 oct 2012 à 17:01

    nous sommes pilotes par des irresponsables qui ne connaissent pas les charges d exploitation et qui prennent des decisions sans que l on puisse venir chercher leur responsabilite , comme les b an k s ters dailleurs.Ce gouvernement detiendra le POMPOM quant aux prelevements suppplementaires .NUL A C H I E R

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