Bras de fer entre avocats et magistrats à Nîmes

le
0
Les 700 avocats du Gard et du Vaucluse sont en grève contre la sévérité des sanctions pénales de la cour d'appel.

«Mon avocat est en grève.» Voilà peu ou prou ce que répondent depuis près d'un mois aux juges de nombreux prévenus qui comparaissent dans le cadre des appels en correctionnel à la cour d'appel de Nîmes. Depuis le 17 janvier, quelque 700 avocats de Nîmes, Alès (Gard), Avignon et Carpentras (Vaucluse) boycottent les audiences, estimant la cour d'appel « d'une sévérité exagérée et systématique».

Le ton n'a cessé de monter entre les avocats et les magistrats, si bien que, samedi, le Conseil national des barreaux (CNB), qui représente l'ensemble des avocats français, a demandé «solennellement» au garde des Sceaux une inspection au sein de la juridiction. La Chancellerie a répondu hier par la voie de son porte-parole qu'une telle mesure n'était pas à l'ordre du jour.

Application des peines planchers

Dans un courrier adressé à Michel Mercier, le président du CNB, Christian Charrière-Bournazel, s'était déjà ému des performances de la cour d'appel nîmoise:

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant