Bras de fer entre ArcelorMittal et le gouvernement sur Florange

le
2
CÉDER L'INTÉGRALITÉ DE FLORANGE METTRAIT LES ACTIVITÉS DU GROUPE EN PÉRIL, DIT ARCELORMITTAL
CÉDER L'INTÉGRALITÉ DE FLORANGE METTRAIT LES ACTIVITÉS DU GROUPE EN PÉRIL, DIT ARCELORMITTAL

PARIS (Reuters) - ArcelorMittal a opposé vendredi une fin de non recevoir au gouvernement français qui lui demande de céder l'intégralité du site mosellan de Florange, déclarant que cela mettrait en péril la viabilité de ses autres activités en France, où il emploie 20.000 personnes.

Cette mise au point fait suite à un communiqué commun des ministres du Redressement productif et du Travail, Arnaud Montebourg et Michel Sapin, pressant ArcelorMittal d'"accepter d'envisager un processus de cession de l'ensemble du site, qui suscite l'intérêt de plusieurs repreneurs".

Arnaud Montebourg avait déclaré mercredi avoir reçu deux "offres et marques d'intérêt pour Florange mais pour un périmètre plus large que les deux activités - hauts fourneaux et aciérie - qu'ArcelorMittal veut arrêter.

Il avait aussitôt ajouté qu'il était temps de "faire bouger la position" du groupe sidérurgique.

Il a été plus loin jeudi en évoquant la possibilité d'une "prise de contrôle public, même temporaire" de Florange pour faciliter le processus de reprise, à huit jours de l'expiration du délai fixé par ArcelorMittal.

En officialisant le 1er octobre l'arrêt de la "filière liquide" de Florange, le géant de l'acier avait accepté un délai de deux mois pour la mettre en oeuvre, le temps de permettre au gouvernement français de trouver un repreneur à celle-ci.

De nombreux experts doutaient toutefois de l'intérêt d'une telle opération sans adjoindre les activités de transformation de l'acier (filière aval) qu'ArcelorMittal entend conserver.

Dans un communiqué, ce dernier a souligné que "toutes les activités aval du site de Florange sont intégrées au reste des activités du Groupe en France et en Europe" et que dès lors, leur cession "mettrait en péril la viabilité du reste des activités d'ArcelorMittal en France".

"Le groupe ArcelorMittal a une responsabilité vis-à-vis de ses salariés, de ses clients et de ses partenaires en France et partout ailleurs et se doit de garantir la chaîne industrielle la plus efficace possible", a-t-il ajouté.

Interrogé vendredi matin sur les déclarations d'Arnaud Montebourg, Michel Sapin avait déclaré sur LCI qu'"on n'est plus dans une époque où on nationalise la sidérurgie".

Mais il a rejoint son point de vue sur la nécessité qu'ArcelorMittal "accepte de vendre pas cher cet ensemble et de manière qui soit cohérente, qui soit tenable".

D'où le communiqué commun qui a suivi, dans lequel les deux ministres disent qu'ils partagent "le même but pour le site de Florange : trouver une solution qui garantisse son avenir intégré et y permette le maintien de l'emploi".

Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M608962 le vendredi 23 nov 2012 à 19:15

    " les Pleureuses " ne se laisse psa faire

  • jfvl le vendredi 23 nov 2012 à 14:32

    et toc !