Braquage en Suisse: 15 à 18 ans de prison et un acquittement

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Le Palais de Justice de Lyon le 27 mai 2013 ( AFP/Archives / PHILIPPE MERLE )
Le Palais de Justice de Lyon le 27 mai 2013 ( AFP/Archives / PHILIPPE MERLE )

Des peines de 15 à 18 ans de réclusion et un acquittement ont été prononcés à l'encontre de quatre hommes jugés en France devant les assises du Rhône pour le braquage raté d'un bureau de change en 2010, près de Genève, en Suisse.

Le verdict a été rendu dans la nuit de mercredi à jeudi à l'issue de treize heures trente de délibérations.

Trois des accusés, au lourd casier judiciaire et âgés de 30 ans, 40 ans et 49 ans, ont été respectivement condamnés à 15 ans, 16 ans et 18 ans de réclusion criminelle. Le dernier d'entre-eux, 46 ans, a été acquitté pour les faits de braquage mais a néanmoins écopé de 4 ans d'emprisonnement pour "recel" de voitures volées.

Des peines de 20 à 25 ans de prison avaient été requises mardi à leur encontre.

Poursuivi seulement pour le vol d’une des voitures ayant servi au hold-up, un cinquième accusé, âgé de 40 ans, a été condamné à trois ans de prison ferme, soit un an de moins de ce qu'avait demandé l'avocat général Joël Sollier.

Au soir du 26 novembre 2010, le groupe de malfaiteurs avait attaqué un bureau de change de la société Migros sur la commune de Chêne-Bourg, entre Genève et la ville frontalière française d'Annemasse (Haute-Savoie).

Arrivés à bord de deux voitures volées avec violence, armés de fusils d’assaut, ils avaient tiré à plusieurs reprises, surpris par deux policiers sortis d’un poste de police tout proche, avant de prendre la fuite en abandonnant un complice sur place. Ce dernier, Mohamed Drine, 30 ans, blessé aux bras par trois tirs policiers, avait été interpellé en possession du butin de 660.000 euros. Il a été condamné à 15 ans de détention.

A l'exception de Drine, les autres accusés contestaient formellement leur participation au braquage. Mais leurs empreintes génétiques avaient été relevées dans les deux Audi volées que les braqueurs n’avaient pas eu le temps d’incendier.

"L’ADN est un élément déterminant mais pas le seul de ce dossier", avait insisté mardi à l'audience l’avocat général, évoquant un "faisceau d’indices".

L'affaire a été jugée en France, en vertu d'une convention de coopération entre les deux pays.

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