Brandao risque gros

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Capture d'écran de la vidéosurveillance dans les couloirs du Parc
Capture d'écran de la vidéosurveillance dans les couloirs du Parc

Chez Michel Audiard, les bourre-pif amusent. Les mauvais garçons règlent leur compte à l'ancienne. Coups de boule et coups de poing rythment les scènes comme des passages obligés. Les dialogues enjolivent la situation. Le spectateur aime et il en redemande. C'est viril et ça fait du bien. Chez Audiard, Brandao serait porte-flingue et homme de main du héros. Je l'imagine dans le cadre, colosse placé derrière Lino Ventura, revolver planqué dans la gabardine. Il parlerait peu mais répèterait toujours la même phrase : "je ne l'ai pas touché". Les enfants disent "je n'ai pas fait exprès" et depuis janvier 2009 qu'il joue en France, Brandao dit : "je ne l'ai pas touché" quand un arbitre sanctionne une de ces fautes. Elles arrivent souvent et le Brésilien passe par la case suspension : deux matches en mars 2013 après une semelle sur Thiago Silva, quatre matches pour brutalité contre Yohan Cabaye au printemps 2014. Brandao casse du Parisien. C'est son truc. Dans les films en noir et blanc, les voyous ont le beau rôle. Ils font partie du décor et construisent le folklore. Au Parc des princes, les images de vidéo surveillance sont enregistrées en couleur. Big brother sévit à chaque coin de rue. Sans doute avez-vous vu Brandao, piégé par une caméra de sécurité. Il attend Thiago Motta à l'issue du match. Quand le Parisien arrive à sa hauteur, il lui assène un coup de tête au visage. Puis il s'échappe en direction du vestiaire, fuyant sa victime qui...

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