Brainard et son appel à la prudence ont dopé Wall Street

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    * Gain de 1,32% du Dow et de 1,47% du S&P 
    * Hausse de 1,68% du Nasdaq 
 
    par Yashaswini Swamynathan 
    NEW YORK, 12 septembre (Reuters) - Wall Street a terminé en 
nette hausse la première séance de la semaine, réagissant aux 
déclarations de divers responsables de la Réserve fédérale qui 
semblent écarter le risque d'une remontée des taux d'intérêt dès 
la semaine prochaine. 
    La Bourse attendait surtout le discours du gouverneur Lael 
Brainard, farouche partisan de la politique de taux ultra-bas de 
la banque centrale.  
    Celle-ci doit prendre garde à ne pas retirer le stimulant 
monétaire trop tôt en raison de faiblesses potentielles du 
marché du travail et des risques conjoncturels à l'étranger, a 
déclaré Brainard. "L'heure est à la prudence pour ce qui 
concerne le retrait du côté accommodant de la politique 
monétaire", a-t-elle dit.   
    Un peu auparavant, le président de la Fed d'Atlanta Dennis 
Lockhart et son collègue de la Fed de Minneapolis Neel Kashkari 
avaient estimé qu'il n'y avait pas d'urgence à relever les taux 
à une date particulière.   
    Leurs propos sont venus tempérer ceux prononcés la semaine 
dernière par le président de la Fed de Boston Eric Rosengren 
pour qui la Fed prendrait des risques si elle attendait trop 
longtemps pour resserrer sa politique monétaire.    
    La Bourse a accru ses gains, tandis que le dollar a perdu 
0,29% contre une panier de devises de référence  .DXY  à la 
suite des déclarations de Brainard, et les rendements des 
Treasuries se sont eux aussi repliés. 
    L'indice Dow Jones  .DJI  a gagné 239,62 points (1,32%) à 
18.325,07 points. Le S&P-500  .SPX  a pris 31,23 points (1,47%) 
à 2.159,04 points. Le Nasdaq Composite  .IXIC  a avancé de 85,98 
points (1,68%) à 5.211,89 points.  
    Les traders ont ramené de 24% vendredi à 15% la probabilité 
d'une hausse des taux ce mois-ci et de 59,2% à 54,5% celle de 
décembre, selon le baromètre FedWatch de CME Group. 
    Un regain des anticipations d'une hausse des taux en 
septembre à la suite des déclarations de Rosengren avait amené 
les trois grands indices de Wall Street à subir vendredi leur 
plus fort recul depuis le Brexit. 
    Après les dégagements de vendredi, le S&P-500 se traitait à 
un PER de près de 17, au-dessus de sa moyenne de 10 ans de 14, 
selon Thomson Reuters Datastream.  
    Des valorisations élevées sont un risque mais cela 
n'implique pas forcément que la Bourse se repliera sur le court 
terme, dit Brad McMillan (Commonwealth Financial). "C'est un peu 
comme l'hypertension; on aura sans doute une crise cardiaque un 
jour ou l'autre mais pas forcément tout de suite", a-t-il dit. 
    Wall Street a aussi tiré parti de la hausse de 2,24% d'Apple 
 AAPL.O , après deux séances dans le rouge d'affilée.  
    Le distributeur Wal-Mart  WMT.N  a gagné 2,33%, après que le 
courtier Cowen & Co eut relevé sa recommandation de performance 
en ligne à surperformer.    
 
 (Avec Noel Randewich, Wilfrid Exbrayat pour le service 
français) 
  
 
 

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