Bradley Wiggins et le cyclisme britannique triomphent à Paris

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TRIOMPHE À PARIS DE BRADLEY WIGGINS ET DU CYCLISME BRITANNIQUE
TRIOMPHE À PARIS DE BRADLEY WIGGINS ET DU CYCLISME BRITANNIQUE

par Gilles Le Roc'h

PARIS (Reuters) - L'avenue des Champs-Elysées est devenue dimanche la plus belle pour les Britanniques, venus par milliers pour voir leurs héros Bradley Wiggins, vainqueur du Tour de France, et Mark Cavendish, qui y a gagné pour la quatrième fois consécutive.

C'était attendu, voire espéré, mais la réaction du public du Tour fut tout de même électrique quand, sous la flamme rouge, le maillot jaune s'est porté en tête de peloton et a accéléré pour favoriser la victoire de son équipier et ami Mark Cavendish.

Les suiveurs comme les curieux semblaient heureux de voir le champion faire la course jusqu'au bout et donner à son titre, le premier d'un Britannique, une dimension supplémentaire - celle d'un coureur agissant dans les derniers hectomètres du Tour comme il le fit toute la saison. Avec force, conviction et enthousiasme.

Certes, le Team Sky qui l'a conduit au titre a contrôlé ce Tour dans les moindres détails.

Il a mis en oeuvre un plan assommant pour ses adversaires, au détriment de la fantaisie dont le Tour aime à se nourrir. Mais la victoire de Wiggins est belle, justement parce qu'il fallait des nerfs d'acier pour mener ce plan à son terme.

La tradition a été respectée dans cette dernière étape puisque les 153 coureurs présents se sont offert un grand moment de détente de Rambouillet jusqu'aux portes de Paris.

Chaque équipe eut le droit de rouler au moins une fois en tête de peloton pendant que le Team Sky essayait de monter une photo avec les sept équipiers entourant Bradley Wiggins sur toute la largeur de la route et que Thomas Voeckler, portant des pois des pieds à la tête, prenait le parti, un peu cabot, de rester dix mètres derrière le peloton et d'être bien vu du public.

"INOUBLIABLE" POUR WIGGINS

C'est comme toujours en entrant dans Paris que le rythme du peloton s'est affolé, le Team Sky se mettant en place avant de permettre aux deux Américains George Hincapie et Christopher Horner, dont c'était le dernier Tour, d'entrer les premiers sur les Champs-Elysées.

L'Allemand Jens Voigt a pris le relais avec son compatriote Danilo Hondo, rejoint ensuite par dix autres coureurs.

Mais ils ne sont pas parvenus à faire le break, à empêcher un nouveau sprint massif et, c'était écrit d'avance tant sa démonstration à Brive avait été impressionnante, une nouvelle victoire de Mark Cavendish.

Le sprinteur de l'île de Man a signé là son troisième succès cette année dans le Tour, le 23e au total.

"Je suis toujours très heureux de gagner ici", a-t-il dit.

"Spécialement cette année avec le maillot de champion du monde sur le dos. Aujourd'hui, le vent soufflait favorablement et j'ai pris le risque de lancer mon sprint à 300 mètres de la ligne d'arrivée. J'ai creusé l'écart et j'ai gagné. C'était le bon choix."

Cavendish a levé les bras, de même que Bradley Wiggins qui s'était relevé sur la place de la Concorde, avant de tomber dans les bras de son équipier Michael Rogers.

"Je suis quelqu'un de réservé et je ne peux exprimer toute mon émotion", a dit le vainqueur du 99e Tour de France.

"Je peux simplement dire que cette arrivée, avec la victoire du champion du monde, et ma victoire dans le Tour de France, c'est inoubliable."

A la fin de la cérémonie protocolaire, Bradley Wiggins s'est adressé à la foule, la remerciant de son soutien et confirmant qu'il venait de vivre un mois magique pour le cyclisme et pour le cyclisme britannique.

Ce champion très apprécié a su saisir la chance de sa vie et réaliser son rêve d'enfant.

Edité par Gregory Blachier

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