Bradley Wiggins à la conquête de son rêve

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Bradley Wiggins à la conquête de son rêve
Bradley Wiggins à la conquête de son rêve

par Gregory Blachier

VERVIERS, Belgique (Reuters) - Bradley Wiggins aborde le Tour de France en favori et devra une nouvelle fois être à son sommet s'il veut conquérir cette course qu'il présente lui-même comme son Everest.

A 32 ans, le Britannique a les faveurs des observateurs comme de ses rivaux. Entouré par l'impressionnant Team Sky, sans doute la meilleure équipe du circuit, il a dominé le Critérium du Dauphiné cette saison, après avoir déjà gagné le Tour de Romandie et Paris-Nice.

Fort de ce statut incontesté et privilégié par un parcours tracé pour les rouleurs, l'ancien maître de la piste - il est triple champion olympique - s'attaque à trois semaines qui peuvent consacrer définitivement son virage vers la route.

"J'ai rêvé toute ma vie d'être dans cette position", a-t-il dit à la presse vendredi, à l'hôtel du Team Sky à Verviers, en Belgique.

"La plupart des gamins en Angleterre rêvent de soulever la Coupe d'Angleterre. Moi ici, c'est mon Wembley", a-t-il ajouté, en référence au mythique stade londonien qui accueille les finales de coupes nationales.

Le Britannique est impatient d'en découdre et ne s'en cache pas, d'autant qu'il a construit sa saison comme une longue marche vers ce sommet qu'il décrit.

"Tout ce que j'ai fait cette année devait mener là. Il se trouve que j'ai gagné trois des grandes courses par étapes en chemin, mais tout devait mener là", a-t-il dit.

"Je suis très confiant, physiquement meilleur que dans le Dauphiné. C'est pour cela qu'on s'est entraîné. Maintenant, je suis impatient de mettre en pratique ce qu'on a fait à l'entraînement."

Chaque semaine, chaque course et au final, chaque victoire a ainsi contribué à le porter vers cet objectif : "Je ne me sentais pas si bien sur le Tour de Romandie. Ça peut paraître ridicule parce que j'ai gagné, mais c'est vrai. Ça a été un soulagement de gagner le contre-le-montre du Dauphiné parce j'avais enfin trouvé la forme que je cherchais."

Un an après avoir quitté la Grande Boucle sur une chute qui l'avait contraint à l'abandon, Bradley Wiggins se sent donc plus fort que jamais.

"Je suis dans la forme de ma vie", a-t-il fini par lâcher.

A ceux qui mettraient en doute sa capacité à dominer pendant trois semaines, il a rappelé de simples faits comme autant de preuve de sa capacité à rouler bien et longtemps : double vainqueur du Dauphiné, troisième de la Vuelta l'an dernier, quatrième du Tour en 2009.

Aussi est-il convaincu de pouvoir prendre sa couronne à l'Australien Cadel Evans qui sera l'autre favori de la Grande Boucle et assume pleinement son statut de challenger officiel, comme si la course se résumait déjà à leur duel.

"Il a gagné l'an dernier et il reste le favori. Mais, même si je ne sous-estime personne dans le Tour, c'est à moi qu'il revient d'essayer de lui prendre le titre."

Le Britannique pourrait apporter une première réponse dans le prologue, samedi, qui offrira aux coureurs une entrée en matière de 6,4 km dans Liège. Il en sera, déjà, un des favoris.

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