Bracigliano : "Quand je vois qu'il y a des fils d'immigrés qui votent FN..."

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Bracigliano : "Quand je vois qu'il y a des fils d'immigrés qui votent FN..."
Bracigliano : "Quand je vois qu'il y a des fils d'immigrés qui votent FN..."

À la fois entraîneur des gardiens et joueur pour NorthEast United, l'ancien Nancéien parle de la spiritualité en Inde, du rythme de vie imposé par l'ISL et des besoins du football local. Et en profite aussi pour tacler le FN.

Bonjour Gennaro. Avant de parler de ta saison, on rembobine. Comment tu t'es retrouvé en Inde dès l'an dernier ? Au départ, c'est un peu un choix par défaut. C'était très avancé avec le club de Platanias en Grèce, j'étais même allé là-bas. Avant de signer, je me suis blessé à l'épaule. J'ai donc repris avec l'UNFP. J'allais mieux, et Bruno Satin (agent français mandaté par l'ISL pour recruter les joueurs à drafter lors de la première édition, ndlr) est venu voir plusieurs d'entre nous, comme Bernard (Mendy) et moi. Il a évoqué le projet en Inde. Au départ, ça ne me parlait pas forcément. Mais j'avais encore la forme, j'étais encore en vie, donc j'ai dit banco !
Est-ce que tu connaissais l'Inde avant de venir ? Oui, j'étais allé avec mon épouse en circuit au Rajasthan quatre ans plus tôt. On avait vu Jaipur, Jodhpur, le Taj Mahal... J'avais beaucoup apprécié le pays. Ce qui est marquant ici, c'est le dépaysement total. Dans le bon sens du terme. Que ce soit dans la cuisine, dans les manières de s'habiller avec des femmes en sari partout, la spiritualité à chaque coin de rue... À mon retour, je m'étais dit : "J'ai vécu dans un film pendant 12 jours !" On voit aussi de la misère, et ce n'est pas ce qu'on a l'habitude de voir en France. Il y a des enfants tout nus, des gens qui dorment sur le trottoir.
Tu vois des différences entre Chennai, où tu étais l'an passé, et Guwahati dans l'Assam où tu te trouves aujourd'hui ? Oui ! L'Inde, c'est un pays quasiment aussi grand que l'Europe, il y a 1,3 milliard d'habitants. Entre deux États indiens, il y a autant de différences qu'entre deux pays d'Europe ! Ça se voit physiquement, dans les mentalités et aussi dans les langues. Alors quand on me demande : "Comment ils sont les Indiens ?", je réponds que ça dépend : Indiens du Nord, Indiens du Sud... Et c'est pareil pour le football ! À Chennai l'an dernier, c'était le cricket. On n'a pas vu un seul city stade dans la ville. Alors qu'ici, il y a des cages partout !
Tu as parlé de spiritualité. Tu as dû voir pas mal de choses ces derniers jours avec un festival très célébré dans l'Assam... Oui, le festival de Durga Puja. Il y a une très grande diversité…



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