BPCE veut doubler son résultat net d'ici à 2017

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BPCE VEUT DOUBLER SON RÉSULTAT NET D'ICI À 2017
BPCE VEUT DOUBLER SON RÉSULTAT NET D'ICI À 2017

par Matthias Blamont et Lionel Laurent

PARIS (Reuters) - Banques populaires Caisses d'épargne (BPCE) a annoncé mercredi qu'il entendait doubler son résultat net d'ici à 2017, un objectif que l'établissement espère atteindre en devenant un acteur majeur du marché mondial de l'épargne et de l'assurance.

Le groupe, comme les autres banques françaises, entend ainsi tourner la page de la crise financière, même si la conjoncture en Europe reste encore incertaine.

Après BPCE, BNP Paribas dévoilera de nouvelles ambitions début 2014. Crédit agricole S.A. et Société générale ont également prévu de présenter leurs plans stratégiques respectivement en mars et mai prochains.

"Nous devons accompagner nos clients dans un monde changeant, cela appelle de nouveaux modèles de développement", a déclaré à la presse François Pérol, président du directoire de BPCE.

Le nouveau plan de BPCE, intitulé "Grandir autrement", fait suite à un premier plan qui couvrait la période 2010-2013, après le rapprochement en 2009 des Banques populaires et des Caisses d'épargne.

"Nous voulons être différents et que cette différence se voit", a ajouté François Pérol, avant d'indiquer que BPCE porterait ses efforts en priorité sur la construction d'un "nouveau modèle de relation physique et numérique" et entendait devenir un acteur majeur de l'épargne et un bancassureur de plein exercice tout en accélérant son internationalisation.

François Pérol a confirmé également à Reuters que l'introduction en Bourse de l'assureur-crédit Coface, envisagée depuis plusieurs années, interviendrait au premier semestre 2014 "si les conditions de marché le permettent."

ROE DE 12% EN VUE POUR NATIXIS

Dans un document diffusé lors de la présentation à la presse de son plan stratégique 2014-2017, BPCE dit viser quelque 900 millions d'euros d'économies et près de 800 millions d'euros de synergies de revenus entre sa filiale de banque d'investissement Natixis et ses réseaux.

BPCE a réalisé en 2012 un résultat net part du groupe de 2,15 milliards d'euros.

En 2017, le groupe veut être en mesure de dégager un produit net bancaire supérieur à 23 milliards d'euros dans ses "métiers coeurs" - le PNB s'est établi à 16 milliards sur les neuf premiers mois de 2013 - et afficher un coefficient d'exploitation maximum de 65%, contre près de 70% actuellement.

Dans l'assurance, BPCE souhaite placer ses produits dommages, santé et prévoyance auprès d'un client particulier sur trois.

En matière d'épargne, le groupe veut enregistrer une croissance annuelle moyenne de 6% des encours clients en gestion privée et 175.000 nouveaux clients.

Natixis aura pour mission de collecter un montant net de 75 milliards d'euros supplémentaires dans la gestion d'actifs et de concevoir les nouveaux produits d'assurance-vie de BPCE, un rôle dévolu jusqu'à la fin de 2015 à CNP Assurances.

Ces efforts devraient permettre à la division de porter ses revenus à plus de huit milliards d'euros en 2017, montant à comparer à 6,4 milliards d'euros en 2012. D'ici à quatre ans, la part de l'international dans le PNB de Natixis devra dépasser 50%

BPCE table en outre sur un ratio common equity tier one supérieur à 12% "au plus tard en 2017", un ratio de levier supérieur à 3% sur toute la période 2014-2017 et un ROE (Return on equity) des métiers coeurs de Natixis de 12%.

A titre de comparaison, Société générale espère afficher un ROE de 10% à la fin de 2015.

BPCE, qui confirme ainsi des informations obtenues vendredi par Reuters , avait déjà annoncé le 6 novembre vouloir faire de l'assurance et de l'épargne un axe majeur de son développement stratégique.

Lors de la publication de ses résultats du troisième trimestre, BPCE a fait état d'un ratio common equity tier one de 9,9% au 30 septembre 2013 et d'un ratio de levier supérieur à 3%.

L'action Natixis a reculé de 1,2% à 4,093 euros mercredi à la Bourse de Paris.

Sa valeur a toutefois presque doublé depuis le début de l'année, propulsant sa capitalisation à près de 12,7 milliards d'euros.

Edité par Jean-Michel Bélot

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