BP connaissait l'ampleur de la fuite de Deepwater Horizon depuis le début

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(Commodesk) Deux ans après la marée noire dans le Golfe du Mexique, un ancien ingénieur de BP vient d'être arrêté. Le 24 avril, le département de la justice américaine a annoncé l'inculpation d'un homme de 50 ans, Kurt Mix, pour « obstruction à la justice dans l'affaire Deepwater Horizon ». Cette première accusation survient quelques semaines après un accord à l'amiable entre BP et les victimes de la catastrophe. Elles seront dédommagées à hauteur de 7,8 milliards de dollars par la compagnie mais ni le département américain de la Justice ni les gouvernements locaux ne sont concernés. Le groupe risque désormais un procès pénal pour acte criminel ou infraction à la loi sur la protection de l'eau.

Kurt Mix est soupçonné d'avoir supprimé plus de 200 messages de son téléphone détruisant ainsi des preuves demandées à l'époque par les autorités fédérales. Un message du 26 mai 2010, en particulier, était adressé à ses supérieurs. Il précisait que le débit de la fuite était d'au moins 15.000 barils par jour, trois fois plus que les chiffres officiellement annoncés par BP lors de l'annonce de la catastrophe. Les responsables savaient que l'opération de secours « Top Kill » n'était techniquement réalisable que si le débit de la fuite était de 5.000 bpj ou moins. Malgré les avertissements, l'opération a été maintenue et s'est soldée par un échec. 

Le ministre de la justice américain Eric Holder a assuré que le groupe d'enquête « continue les investigations sur l'explosion et poursuivra devant la justice ceux qui ont violé la loi dans ce qui constitue le plus grand désastre environnemental de l'histoire des Etats-Unis ». BP a rappelé être en collaboration avec le département américain de la Justice mais refuse de commenter le cas de Kurt Mix.

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