Boycott des questions au gouvernement : l'UMP en fait-elle trop ?

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Claude Goasguen et Manuel Valls, le 25 février à l'Assemblée nationale.
Claude Goasguen et Manuel Valls, le 25 février à l'Assemblée nationale.

Le boycott de la séance de questions au gouvernement est un acte d'une grande rareté dans l'histoire de l'Assemblée nationale. Pas de quoi refroidir pourtant les députés de l'opposition qui ont annoncé qu'ils bouderaient celle d'aujourd'hui. À l'origine de la situation, les accusations de complaisance du député Claude Goasguen avec l'extrême droite, prononcées mardi par Manuel Valls en réponse à une question sur Notre-Dame-des-Landes. Depuis cet incident qui a provoqué le départ des députés UMP de l'hémicycle, les deux camps campent sur leur position. Le ministre de l'Intérieur ne donnera pas satisfaction aux élus de droite, qui ont réclamé "des excuses formelles" pour faire acte de présence au Parlement ce mercredi lors de la séance des questions au gouvernement. "Il ne faut jamais boycotter les questions au gouvernement. C'est important, les questions au gouvernement. Ce sont les dernières avant les élections municipales. Il faut se ressaisir", a-t-il déclaré ce mardi. Une annonce qui sous-entend que rien ne peut justifier le boycott de ce rendez-vous entre les élus et l'exécutif, et que les députés de droite ont perdu la tête. "Démocratie, démocratie"Pourtant, si l'on se réfère à l'histoire de ce rituel démocratique créé en 1974, ce sont les parlementaires socialistes qui sont les auteurs de l'unique précédent. Il faut remonter à 2009 pour voir les députés de gauche faire acte de mutinerie et boycotter plusieurs...

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