Bouygues Telecom pourrait tailler dans les emplois

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TELECOM POURRAIT TAILLER DANS LES EMPLOIS
TELECOM POURRAIT TAILLER DANS LES EMPLOIS

PARIS (Reuters) - Les syndicats de Bouygues Telecom redoutent un vaste plan social qui pourrait toucher près d'un quart des effectifs de l'opérateur télécoms, dos au mur après l'échec de sa tentative de rachat du rival SFR.

La filiale de Bouygues envisagerait de supprimer entre 1.500 et 2.000 emplois sur un total d'un peu plus de 9.000, a rapporté lundi un représentant syndical confirmant un article du Figaro.

L'information si elle se confirmait, traduirait une forte accélération des mesures de réduction de coûts de l'opérateur qui avait déjà engagé en 2012 un plan de départs volontaires visant à l'époque 550 personnes.

Aucune annonce officielle n'a été faite, ont toutefois précisé les syndicats. Bouygues Telecom n'a pas souhaité faire de commentaire.

"Cela circule dans l'entreprise depuis trois à quatre semaines. C'est un directeur qui l'a évoqué lors d'une réunion de service", a expliqué à Reuters Azzam Ahdab, délégué syndical CFDT de Bouygues Telecom.

Les craintes des syndicats ont été alimentées par un comité central d'entreprise extraordinaire de l'entreprise, le 17 avril dernier, où a été dévoilé un projet de simplification des offres mobiles sans que soit évoquées ses conséquences sur les effectifs, explique le représentant CFDT.

Un comité d'entreprise de Bouygues Telecom doit à nouveau se réunir, jeudi, jour de publication des résultats du premier trimestre de l'opérateur et de sa maison mère.

L'opérateur a été mis en difficulté par l'arrivée d'un quatrième opérateur, Free (Iliad), dans le mobile en janvier 2012, ce qui a pesé sur ses revenus et sur ses marges.

Bouyques Telecom, qui a perdu de l'argent en 2012, a riposté en misant sur la 4G dans le mobile, en se montrant agressif dans le fixe avec une offre à moins de 20 euros et en réduisant ses coûts pour un total de près de 600 millions depuis fin 2011.

L'opérateur a toutefois continué de perdre des clients dans le mobile l'an dernier et l'ancienne vache à lait de Bouygues ne prévoit qu'un cash flow légèrement positif pour cette année.

Le mariage espéré avec SFR lui aurait permis de résoudre l'une de ses faiblesses structurelles - son manque de taille critique dans le mobile - en donnant naissance au nouveau numéro un du secteur devant Orange.

Mais la maison mère de SFR Vivendi a préféré le rival Numericable, relançant les spéculations sur un possible rachat de Bouygues Telecom par un concurrent.

"Nous avons largement de quoi affronter et battre la concurrence", a toutefois assuré le PDG de Bouygues Martin Bouygues, lors de l'assemblée générale du groupe fin avril, promettant des annonces en matière d'innovation mais aussi la poursuite des réductions de coûts.

(Gwénaëlle Barzic, édité par Jean-Michel Bélot)

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  • frk987 le lundi 12 mai 2014 à 18:09

    Ben évidemment, quel article à la c.., suffit de regarder le cours de l'action : ça monte, donc pour l'emploi ça craint un max. M de la Palice n'aurait mieux dit !!!!