Bouygues Tel-Pas de blocage majeur, selon Richard (Orange)

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    BORDEAUX, 1er avril (Reuters) - Les discussions sur le 
rachat de Bouygues Telecom par Orange  ORAN.PA  ne butent pas 
sur des points d'achoppement particuliers, a déclaré vendredi le 
PDG d'Orange, Stéphane Richard, ajoutant toutefois qu'il restait 
encore des questions juridiques et financières à régler. 
    Bouygues  BOUY.PA  et Orange se sont donné jusqu'à dimanche 
pour sauver le projet de la vente de Bouygues Telecom à 
l'opérateur historique français.   
    "Il n'y a pas de point d'achoppement en particulier, on ne 
peut pas dire que cette négociation bute sur tel ou tel aspect", 
a-t-il déclaré à Reuters, en marge d'un déplacement à Bordeaux 
pour la signature d'une convention sur le déploiement de la 
fibre optique. 
    "Il reste un certain nombre de faits à la fois financiers et 
juridiques à régler, qui portent sur le partage des risques et 
sur les paramètres financiers de l'opération. C'est un travail 
qui se poursuit. A l'heure qu'il est, on ne peut pas préjuger de 
l'issue finale de ces travaux, mais nous continuons à avancer", 
a-t-il souligné. 
    La valorisation de Bouygues Telecom, le niveau de la 
participation de Bouygues dans Orange ainsi que la 
représentation du groupe de BTP au sein d'un conseil élargi de 
l'opérateur télécom sont les principaux points qui font l'objet 
d'âpres négociations. 
    "Quand on parle de gouvernance, il y a des règles simples : 
s'il y a un nouvel actionnaire au sein d'Orange, il devra bien 
entendu avoir une présence au sein des instances de gouvernance. 
Je ne pense pas que ce soit le sujet qui cristallise le débat 
aujourd'hui", a précisé Stéphane Richard. 
    Interrogé sur le niveau de 12% évoqué pour la participation 
du groupe Bouygues dans le capital d'Orange, il a répondu : 
"Tout cela n'est pas encore figé." 
    Ce projet de rapprochement complexe implique également 
l'Etat, actionnaire d'Orange, ainsi que les concurrents Iliad 
 ILD.PA  et SFR  NUMA.PA  auxquels des actifs devraient être 
cédés pour que l'opération obtienne le feu vert de l'Autorité de 
la concurrence. 
    Concernant ce volet des rétrocessions, Stéphane Richard a 
déclaré qu'il n'était pas le plus problématique mais qu'en 
revanche les discussions portaient sur le partage des risques 
dits d'exécution entre les différentes parties prenantes en cas 
d'échec du projet de fusion pour des raisons de concurrence. 
 
 (Claude Canellas, avec Jean-Michel Bélot à Paris, édité par 
Jean-Baptiste Vey) 
 

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