Bouygues sommé de s'expliquer sur sa filiale télécoms

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    PARIS, 15 décembre (Reuters) - Le groupe Bouygues  BOUY.PA  
doit faire la lumière sur ses intentions concernant l'avenir de 
sa filiale télécoms, a réclamé mardi un syndicat de l'opérateur 
Bouygues Telecom, une nouvelle fois au centre des spéculations 
sur une consolidation du marché français. 
    Selon plusieurs sources au fait de la question, Bouygues et 
Orange  ORAN.PA  ont relancé leurs discussions sur un éventuel 
rapprochement, une opération qui pourrait avoir des 
répercussions sur les emplois, s'inquiète la CFDT. 
    "Les salariés en ont marre. On vit au rythme des 
réorganisations depuis 2012 et chaque jour, il y a une nouvelle 
rumeur", a expliqué à Reuters Azzam Ahdab, délégué central de la 
CDFT chez Bouygues Telecom. 
    Durement affecté par l'arrivée de Free (groupe Iliad 
 ILD.PA ) sur le marché du mobile en 2012, Bouygues Telecom a 
été contraint de mettre en oeuvre deux plans de réduction 
d'effectifs face à la baisse de ses marges et de son chiffre 
d'affaires. 
    Régulièrement courtisé, Bouygues a encore douché les espoirs 
de consolidation du marché en juin avec le rejet sans appel de 
l'offre d'Altice  ATCA.AS , maison mère de Numericable-SFR 
 NUME.PA . 
    Les spéculations ont cependant repris il y a une dizaine de 
jours, Orange étant cette fois présenté comme l'acheteur 
potentiel.  
    Bouygues a réagi en affirmant qu'il comptait conserver un 
ancrage durable dans les télécoms, une déclaration qui ne ferme 
pas la porte à un scénario dans lequel Bouygues céderait 
Bouygues Telecom en contrepartie d'une participation importante 
dans Orange, souligne le représentant syndical. 
    "En interne, on nous dit qu'on fait cavalier seul mais on 
apprend dans les journaux qu'il a des discussions", a expliqué 
le délégué du plus petit syndicat chez Bouygues Telecom.  
    "Nous avons besoin d'être rassurés. Il faut des garanties 
sur les emplois." 
    Un mariage entre le numéro un et le numéro quatre du secteur 
risquerait de se traduire par de nombreux doublons en termes 
d'emplois, s'inquiète le représentant syndical qui en appelle 
également au ministre de l'Economie Emmanuel Macron. 
    Le ministre a infléchi son discours sur la consolidation du 
marché français en déclarant la semaine dernière qu'il n'avait 
pas de "religion" sur le nombre d'opérateurs télécoms alors 
qu'il s'était précédemment opposé au projet de rapprochement 
entre Bouygues Telecom et Numericable-SFR.  ID:nL8N13Z3PH    
    Bouygues n'a pas souhaité faire de commentaire sur ces 
informations. 
 
 (Gwénaëlle Barzic, édité par Dominique Rodriguez) 
 

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  • exploser le dimanche 20 déc 2015 à 03:45

    @nono67 : Il me semble cependant naturel d'associer les employés d'une entreprise aux projets de cette entreprise, non ? Les employés d'une entreprise ne sont pas ses ennemis, si ?

  • nono67 le mardi 15 déc 2015 à 19:50

    Mais bien sûr , une entreprise doit être sommée de s'expliquer sur ses orientations stratégiques par un syndicat . Et après on comprendra mieux pourquoi les investissements étrangers en France s'effondrent . Aucun investisseur ne veut avoir à faire à des organisations quasi mafieuses ( aucun comptes publié ) qui ne représentent que 8 % des salariés mais ont un pouvoir de nuisance démesure issu de .... La fin de la 2eme guerre mondiale .