Bouygues reprend le chantier la cité judiciaire

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REJET D'UN RECOURS SUR LA CITÉ JUDICIAIRE DE PARIS
REJET D'UN RECOURS SUR LA CITÉ JUDICIAIRE DE PARIS

PARIS (Reuters) - Bouygues Construction a annoncé jeudi la reprise immédiate des travaux du futur palais de justice de Paris après le rejet, par la cour administrative d'appel, du recours d'avocats opposés au déménagement dans le XVIIe arrondissement.

Dans un communiqué, la société Arelia, consortium chargé de la réalisation dans lequel on retrouve Bouygues, estime que la reprise du chantier permettra la mise en service de la future cité judiciaire en 2017.

La société Arélia "annonce, en accord avec l?Etablissement public du palais de justice de Paris, la reprise immédiate du chantier qui permettra ainsi la mise en service du futur palais de justice, en 2017", dit le texte.

Bouygues Construction "se réjouit de la reprise de ce grand projet dessiné par Renzo Piano, qui générera 9,5 millions d'heures de travail" et qui avait été interrompu en juillet dernier.

Me Cyril Bourayne, président de "La justice dans la Cité", le collectif d'avocats qui dénonce un projet "pharaonique" et inadapté aux besoins de la justice, a indiqué à Reuters qu'il envisageait un nouveau recours devant le Conseil d'Etat.

"Nous avons deux mois pour le faire", a-t-il précisé;

Le rapporteur public s'était prononcé à l'audience du 13 mars pour le rejet des recours des partisans du maintien du tribunal de grande instance dans l'île de la Cité.

Mené par l?architecte Renzo Piano, le projet du TGI de Paris confié à prévoit une tour de 160 mètres de haut dans le quartier des Batignolles qui devait accueillir début 2017 environ 9.000 personnes par jour.

Le chantier avait été arrêté à la fin juillet 2013 faute de financement, les banques ayant refusé d?apporter leurs concours à Bouygues tant que les recours des opposants ne seraient pas tous purgés.

La ministre de la Justice, Christiane Taubira, avait hésité à mener ce projet à bien. Mais l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait fait savoir en 2013 qu'il était maintenu.

L'association "La justice dans la Cité" a alors introduit une série de recours visant en particulier le choix du partenariat public-privé pour mener à bien ce projet.

Selon cette formule, le constructeur prend à sa charge le coût du chantier et de la maintenance, l'Etat le remboursant en versant des loyers pendant 27 ans avant de récupérer la propriété de la cité judiciaire en 2043.

A l'audience, le rapporteur public, Olivier Rousset a estimé que ce partenariat public-privé pouvait être justifié par la "complexité du projet" et "l'urgence", la vétusté du palais de justice actuel ne permettant pas d'assurer le service public.

(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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  • patr.fav le jeudi 3 avr 2014 à 19:12

    magouille politique et financière !!!!