Bouygues passe sous les 30% du capital d'Alstom

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(lerevenu.com) - Cette dilution résulte de l'augmentation de capital express de 350 millions d'euros effectuée par Alstom, début octobre. Bouygues n'a pas participé à cette opération qui a pris la forme d'un placement privé. S'il avait voulu participer à hauteur de sa participation, il aurait dû investir environ 108 millions. C'est beaucoup pour un groupe qui, confronté aux difficultés de sa filiale télécoms, doit préserver ses ressources financières.

En ayant franchi en baisse les seuils de 30% du capital et des droits de vote d'Alstom, Bouygues ne bénéficie plus de la clause dite de « grand-père » prévue au règlement général de l'AMF. Cela signifie que s'il souhaite détenir à nouveau plus de 30% de Bouygues, il devra lancer une OPA? Ce qui paraît très improbable à court terme.

Cette légère dilution ne remet pas en cause la position de Bouygues d'actionnaire de référence d'Alstom. Mais il n'est pas davantage que cela. En effet, les deux groupes s'entendent bien mais travaillent peu ensemble. En avril 2006, deux mois avant que Bouygues rachète la part de l'État français dans Alstom, ils ont signé un protocole de coopération commerciale et opérationnelle qui n'instaure aucune exclusivité réciproque. En outre, Bouygues consolide sa participation par mise en équivalence, mais non en intégration globale. La contribution du fabricant de TGV et de centrales électriques n'apparaît qu'au niveau du résultat net du conglomérat.

Nous sommes à l'achat sur Alstom, en raison de la bonne tenue de son carnet de commandes et l'amélioration attendue de son flux de trésorerie. En revanche, restons réservés à l'égard de l'action Bouygues, plombée par la chute des profits de Bouygues Telecom.

Olivier Dauzat

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