Bouygues-Orange discute cessions d'actifs avec ses rivaux-sces

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    PARIS, 15 janvier (Reuters) - Le projet de rapprochement 
dans les télécoms entre Bouygues  BOUY.PA  et Orange  ORAN.PA  a 
franchi une nouvelle étape avec le lancement de discussions 
informelles entre l'opérateur historique et ses rivaux Iliad 
 ILD.PA  et Numericable-SFR  NUME.PA  à qui il espère revendre 
des actifs, a-t-on appris de plusieurs sources au fait du 
dossier. 
    Après un premier échec en 2014, Bouygues et Orange ont 
officialisé au début du mois la reprise de leurs discussions en 
vue d'un mariage qui ramènerait à trois le nombre d'opérateurs 
sur le marché français des télécoms.   
    Si les discussions entre les deux acteurs avancent bien, 
l'opération est conditionnée par la revente d'actifs de Bouygues 
Telecom à des opérateurs rivaux en vue d'obtenir le feu vert des 
autorités de concurrence. 
    Les échanges, qui portent principalement sur la rétrocession 
d'une partie des fréquences, du réseau, des boutiques et de la 
clientèle de Bouygues Telecom, sont encore à un stade 
préliminaire mais ils devraient s'accélérer sous peu, ont 
précisé les mêmes sources. 
    Une décision sur le projet d'alliance pourrait intervenir 
d'ici la publication des résultats annuels d'Orange programmée 
le 16 février, ont indiqué deux des sources, tout en précisant 
que l'issue des négociations restait incertaine au vu de la 
complexité de l'opération.    
    "Tous les acteurs ont envie d'y arriver. Il y a le sentiment 
partagé que le train ne va sans doute pas repasser et que c'est 
probablement la dernière opportunité d'aboutir à une 
consolidation du marché", explique une source au fait des 
discussions. 
    Bouygues et Orange doivent aussi compter avec l'Etat, 
principal actionnaire de l'opérateur historique dont il contrôle 
23%, pour faire aboutir une opération qui prévoit que Bouygues 
prenne une participation importante dans Orange, assortie d'un 
paiement en numéraire.  
    Selon deux sources, les pouvoirs publics souhaiteraient que 
la participation de Bouygues dans l'ancien monopole ne dépasse 
pas 10%. L'Etat français souhaiterait par ailleurs conserver ses 
trois représentants actuels au conseil. 
    Interrogé par Reuters, le ministère de l'Economie et des 
Finances n'a pas souhaité commenter ces informations. 
    "L'Etat français a vocation à rester l'actionnaire de 
référence d'Orange et à disposer d'une minorité de blocage", a 
précisé Bercy. 
 
 (Gwénaëlle Barzic, Mathieu Rosemain, Matthieu Protard, 
Jean-Baptiste Vey, Arno Schuetze, édité par Jean-Michel Bélot) 
 

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