Bouygues jette l'éponge et renonce à céder sa filiale télécoms à Orange

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Bouygues jette l'éponge et renonce à céder sa filiale télécoms à Orange
Bouygues jette l'éponge et renonce à céder sa filiale télécoms à Orange

Les négociations acharnées menées par Orange n'auront pas suffi pour déboucher sur un accord de rachat de Bouygues Telecom. Sa maison mère, Bouygues, a décidé vendredi soir, après un nouveau conseil d'administration, de jeter l'éponge estimant l'opération trop risquée. "Après trois mois de discussions avec Orange, un accord n'a pu être trouvé. En conséquence, le conseil d'administration de Bouygues a décidé à l'unanimité de mettre fin aux négociations", a indiqué le groupe industriel dans son communiqué."A l'issue de discussions approfondies, le conseil d'administration d'Orange a constaté qu'un accord en vue d'un rapprochement avec Bouygues Telecom n'a pu être trouvé. Il a donc été décidé de mettre un terme aux discussions", a confirmé de son côté l'ex-monopole Orange.Parmi les points d'achoppements qui ont compliqué les discussions, un porte-parole de Bercy a pointé "en particulier celui du risque d'exécution sur lequel les entreprises n'ont pas pu s'entendre", a expliqué un porte-parole de Bercy.Le groupe Bouygues, mais aussi les opérateurs Iliad-Free de Xavier Niel et SFR de Patrick Drahi, prêts à racheter une partie des actifs de sa filiale télécom, s'inquiétaient des risques liés à un possible veto de l'Autorité de la concurrence.Par ailleurs, les intentions d'Iliad-Free n'ont pas toujours semblé claires, de l'avis de l'une des sources proches des négociations."On a toujours senti que Xavier Niel ne jouait pas le jeu et n'a pas arrêté d'ajouter des conditions. Il pouvait risquer de faire planter l'accord à tout moment", avec pour objectif de racheter ensuite Bouygues Telecom a bas prix, estime-t-elle.Les exigences de l'Etat actionnaire représentaient aussi des obstacles "inacceptables" pour le groupe de Martin Bouygues, qui devait obtenir une participation de 12% dans le nouvel ensemble à laquelle se serait ajoutée un paiement en liquidités.L?Etat voulait ...

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