Bouygues invente des bureaux où on se sent presque comme à la maison

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EN IMAGES - Internet a modifié la façon de travailler. Pour répondre à cette révolution, Nextdoor, la filiale de Bouygues immobilier invente à Issy-les-Moulineaux des espaces de travail gais et collaboratifs.

Les jeunes salariés (et les moins jeunes) regardent souvent avec envie les reportages sur les bureaux des grands noms de la Silicon Valley. Les sociétés américaines ont introduit un nouveau mode de vie dans leurs sièges, le peps’en plus. Cafétérias, salles de sport… tout est à la disposition des salariés des géants de la tech.

En France aussi, la vague internet, la possibilité de travailler à distance -parfois depuis chez soi- d’avoir un bureau nomade, ont fait évoluer le rapport entre ceux qui travaillent et l’immobilier. Comme ils ont rebattu les cartes en termes de management. Et l’entrepreneuriat qui se développe, et dont rêvent de nombreux jeunes diplômés, change aussi les mentalités et les besoins.

Selon une étude réalisée par JLL en mai 2013, en Ile-de-France le taux d’occupation des bureaux était de 60 %. C’est peu quand on sait que l’immobilier représente le deuxième poste de coût des entreprises. Mais, ce que les hommes de marketing appellent les «happy work places», sont encore peu nombreuses en France. Les pays scandinaves se sont montrés jusqu’ici plus inventifs.

Pourtant, on travaille mieux dans un bureau où l’on se sent bien. Bouygues immobilier et sa filiale Nextdoor ont décidé de plancher pour inventer des espaces de travail qui soient adaptés au monde actuel et soient aussi accueillants. Le premier espace Nextdoor, qui a ouvert ses portes à Issy-les-Moulineaux sur 2.600 mètres carrés, est le résultat de cette réflexions. Il vient d’être inauguré le 25 juin par François Bertière le PDG de Bouygues immobilier, en présence d’André Santini, député des Hauts-de-Seine et maire de la Ville, d’Olivier Bouygues, directeur général délégué de Bouygues ainsi que de Philippe Morel, président de Nextdoor et Nicolas Maugery, architecte de l’agence YAD Initiative. «Notre ambition est de guider les entreprises vers une culture où la gestion des espaces est liée à l’impact social, au mode de management et à l’optimisation des processus quotidiens», explique Nicolas Maugery, son fondateur.

Une bibliothèque, un jardin, une conciergerie pour travailler autrement

A Issy-les-Moulineaux, se côtoient des bureaux privatifs avec 225 postes de travail équipés en open space ou en bureaux fermés et des espaces de co-working. L’objectif? Créer des espaces de travail confortables, capables de favoriser la créativité, de permettre de rencontrer d’autres personnes qui travaillent là et de partager des expériences. Nextdoor veut favoriser les échanges, le brainstorming entre ceux et celles qui sont dans les différents bureaux.

Au rez-de-chaussée, se trouve ainsi un lieu de vie commun, un lieu de co-working, une cafétéria, des box pour tenir des réunions spontanées, une bibliothèque avec une cheminée, des salles de réunion, des terrasses et un jardin pour travailler… ou se détendre. Conciergerie, restauration, animations, sont aussi prévues. Tout comme des salles de réunion pour visio-conférences. «Ce premier espace Nextdoor s’inscrit dans la nouvelle dynamique collaborative qui prévaut aujourd’hui au sein des entreprises. Le succès rencontré dès les premiers jours d’ouverture, témoigne de la pertinence de ce nouveau concept. Notre ambition est de développer d’autres espaces de ce type au sein des grandes métropoles économiques françaises» annonce François Bertière. Depuis l’ouverture le 1er juin, le site accueille une vingtaine d’entreprises (Virtual Regatta, Reciproque IT, Immediat TV...) et plus de 60 % des espaces sont réservés. L’abonnement s’élève entre 300 et 480 euros par mois selon les bureaux.

L’un des paris des nouveaux lieux de travail conviviaux, où qu’ils soient, consiste à faire qu’on s’y sente presque aussi bien… qu’à la maison. Et, puisque internet a aussi fait déborder le temps de travail sur le temps personnel et que certains veulent organiser leur temps à leur guise, les bureaux privatifs sont ouverts 24h/24 sept jours sur sept. Attention tout de même à ne pas abuser de ces lieux dont le design rappelle celui du «sweet home». Travailler bien c’est aussi, on le sait, ne pas travailler trop!

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