Bouteflika veut désamorcer la crise

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Le président algérien a annoncé la levée prochaine de l'état d'urgence instauré en 1992. Cette concession, inhabituelle chez les dirigeants algériens, révèle l'ampleur de la panique qui agite le sérail.

En annonçant, jeudi, «la levée de l'état d'urgence dans un proche avenir», le président Bouteflika a pris tous les analystes de court. Cette mesure d'exception, décrétée en février 1992 au nom de la lutte antiterroriste, a servi de paravent à l'arbitraire officiel. En plombant les libertés sur fond de concessions aux islamistes, elle commence, près de deux décennies plus tard, à cristalliser toutes les oppositions. Même la très docile Assemblée nationale est gagnée par la fronde ; mercredi, un groupe de députés de différents courants politiques a déposé une proposition de loi pour la levée de l'état d'urgence.

Après avoir «exclu toute dimension politique» dans la révolte qui couve, le pouvoir a fini par lâcher du lest en ouvrant les médias publics à l'opposition et en autorisant les marches de protestation, excepté dans la capitale, qui demeure interdite aux manifestants. Selon des sources dignes de foi, cette «ouverture» contrainte et forcée sera

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