Boutabout rêve d'une nouvelle épopée avec Rodez

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Boutabout rêve d'une nouvelle épopée avec Rodez
Boutabout rêve d'une nouvelle épopée avec Rodez

Mansour Boutabout, comment est l'ambiance à Rodez à la veille de ce 32eme de finale contre Montpellier ? Cela fait cinq ans que Rodez attend un nouvel exploit. En 2009, ils avaient gagné 3-1 (après prolongation) contre le PSG. C'était déjà en 32emes, donc j'espère qu'on va rééditer le même exploit qu'en 2009. Depuis une semaine, les gens reparlent beaucoup de cet exploit d'il y a cinq ans. Ils t'arrêtent pour t'en parler et évoquer le match de dimanche. Ils y croient vraiment vu que Montpellier est dans le dur en ce moment. Après, l'ambiance est bonne. On est un bon groupe, sain, avec des anciens et des jeunes. Pour nous, ce match, c'est un bonus. Ce serait la cerise sur le gâteau. Financièrement, une qualification ferait aussi beaucoup de bien, ce serait le top. On a malheureusement perdu deux cadres défensifs de l'équipe sur blessure, Alseny Camara et Adrien Faviana. Maintenant, le match va se disputer à guichets fermés et les gens ici ne redemandent qu'à revivre ce genre d'émotions. A quelle atmosphère doit-on s'attendre dimanche au stade Paul Lignon ?Les Ruthénois seront tous présents, ils aiment beaucoup le foot dans la région, et je pense que ça va être chaud. L'organisation est superbe : j'ai vu que nos supporters avaient préparé des drapeaux, des écharpes? On annonce entre 9 000 et 10 000 spectateurs. L'exploit est envisageable, il y aura de l'ambiance et on pourra compter sur notre douzième homme. Ici, ils parlent d'un petit derby du Sud. On est à deux heures de Montpellier, je pense qu'il y aura beaucoup de supporters montpelliérains. Moi, je ne connais pas trop l'histoire de la rivalité entre les deux clubs? Il y a aussi l'effet Rolland Courbis. Les gens aiment bien l'homme. Mais ça sera un match comme un autre, avec au bout la qualif'. Dans la région, il y a Toulouse et Montpellier, donc ce serait une référence de sortir Montpellier, trois ans après avoir sorti Paris.  Comment vous êtes vous retrouvé à Rodez ?Je suis arrivé en janvier 2013 après deux ans à La Réunion (ndlr : Boutabout, 180 matchs en pro, avait évolué auparavant au club belge de Courtrai et à l'USM Blida, en Algérie). J'étais à la recherche d'un club, j'ai eu « Greg » Ursule, le manager du club et un ancien pote du FC Gueugnon (ndlr : avec Boutabout, les Forgerons avaient remporté en 2000 la Coupe de la Ligue après avoir battu le PSG en finale au Stade de France), qui m'a proposé de faire un bout d'aventure avec Rodez étant donné que le club n'était pas bien sportivement ni financièrement. C'était quitte ou double, ça a marché, j'ai fini la saison et ils m'ont proposé un nouveau contrat que j'ai accepté. Je suis bien à Rodez, ça se passe très bien. J'espère continuer comme ça. Tant que j'ai les jambes et pas de bobo, tout va bien. C'est une belle petite ville, il y a de belles installations et les gens sont chaleureux. Le club fonctionne comme un club de L2 ou de National, avec des installations, des équipements? On a de superbes terrains d'entraînement et que pour nous. C'est vraiment très bien.

« Ça me rappelle de bons souvenirs »

Comment résumeriez-vous ce que vous vivez à Rodez depuis votre arrivée ? Sur le plan personnel, ça se passe pas mal. Je peux mieux faire, comme n'importe quel attaquant. Là, je connais une petite baisse de régime devant le but en championnat depuis un mois et demi. En Coupe, ça va. Il faut que je donne un peu plus et que j'essaye de retrouver le chemin des filets au plus vite. Pourquoi pas dès dimanche ? On joue en 4-4-2, avec toujours deux attaquants devant et deux joueurs de côté chargés d'amener des centres. Cette année, j'essaye de décrocher davantage pour aider l'équipe. J'essaye d'amener mon expérience. Bon, je suis moins souvent devant le but, mais j'essaye de faire jouer l'équipe. J'aime bien ça, même si je suis pénalisé devant le but. Car je ne peux pas être à la base et à l'arrivée des actions. Mais ça ne me dérange pas, au contraire. On marque moins que l'année dernière, quand j'étais arrivé. Mais on a aussi cette saison plus de joueurs capables de marquer. Tout le monde peut marquer, et si ça peut faire gagner des matchs, c'est tant mieux.  Un match contre Montpellier rappelle forcément de bons souvenirs pour vous qui avez connu la L1 ?C'est vrai que jouer contre une Ligue 1, c'est le top. Ça fait trois-quatre ans que je n'ai plus connu ça. Pour certains joueurs, c'est une fois dans l'année, donc c'est l'occasion de faire le match qu'il faut pour pouvoir continuer l'aventure en Coupe de France et espérer encore tomber contre une Ligue 1. C'est aussi l'occasion pour certains joueurs, certains jeunes de se faire remarquer. Le foot, ça va très vite. Il y a de très bons joueurs dans l'équipe, donc à eux de prouver. Pour moi, ça me rappelle de bons souvenirs. Car c'est quand même loin maintenant pour moi, la Ligue 1 (rires). Il faut prendre du plaisir. Un 32eme de finale, tu n'en joues pas un tous les ans. Là, tu as l'occasion de jouer contre une L1. Donc il faut le jouer à fond, et ne pas sortir avec des regrets. 

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