Bourses européennes finissent en recul

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont clôturé en baisse mercredi, les tensions au sein de la zone euro et les craintes d'impasse budgétaire aux Etats-Unis l'ayant emporté sur quelques bons résultats de sociétés.

À Paris, l'indice CAC 40 a fini en baisse de 30,58 points, soit 0,89%, à 3.400,02 points. Le Dax-30 a cédé 0,94% à Francfort et le FTSE-100 1,11% à Londres. L'indice paneuropéen Eurostoxx 50 a abandonné 0,81% à 2.477,02 points.

Malgré des tentatives de hausse le matin, les marchés ont manqué de ressort pour prolonger leur reprise de mardi.

"Cette incapacité à maintenir une dynamique haussière montre que les acheteurs restent sur la touche en attendant qu'une solution soit trouvée en Grèce ou aux Etats-Unis", constate Ioan Smith, stratège chez Knight Capital à Londres.

En Europe, alors qu'une journée de protestation contre l'austérité était organisée en Espagne, au Portugal, en Italie et en France, un différend entre les bailleurs de fonds de la Grèce retarde le versement d'une nouvelle tranche d'aide et ravive les craintes d'éclatement de la zone euro.

Aux Etats-Unis, les parlementaires démocrates et républicains campent sur leurs positions dans le débat sur les moyens d'éviter le "mur budgétaire", qui risque de replonger la première économie mondiale en récession. et

Sur le front des valeurs, Vivendi (+4,67%) a affiché la plus forte hausse de l'EuroStoxx 50 et du Cac 40 après avoir relevé sa prévision de bénéfice net pour l'année 2012.

A Francfort, le fabricant de semi-conducteurs Infineon a bondi de 5,88% après l'annonce de résultats conformes aux attentes et du maintien de son dividende. Dans son sillage, STMicroelectronics a pris 0,98% à Paris.

A Milan, Enel a gagné 2,18% après avoir confirmé ses objectifs 2012 . Son concurrent français EDF a en revanche chuté de 4,76%, plus forte baisse du Cac, après avoir prévenu que son résultat brut d'exploitation pourrait ne pas croître en 2013 en raison de la dégradation de la conjoncture économique.

Plus forte baisse de l'EuroFirst 300, Ryanair a lâché 5,94% dans la crainte d'un veto de Bruxelles à son projet d'acquisition de la compagnie irlandaise Aer Lingus.

Après cinq séances de repli, l'euro a rebondi sur ses plus bas de deux mois dans l'espoir malgré tout du déblocage d'une aide à la Grèce, le ministre allemand Wolfgang Schäuble ayant appelé de ses voeux, mardi, un versement en une seule fois des trois prochaines tranches.

Le billet vert, de son côté, a pâti de la conviction croissante que la Réserve fédérale maintiendra dans la durée sa politique ultra-accommodante. Janet Yellen, l'influente vice-présidente de la banque centrale, a estimé mardi que les taux d'intérêt pourraient devoir rester proches de zéro jusqu'au début 2016 pour avoir un effet réel sur l'emploi.

Le dollar, comme l'euro, s'est en revanche nettement raffermi face au yen, plombé par la perspective d'élections anticipées au Japon dans un mois.

Après deux jours de repli, le baril de Brent a regagné du terrain, soutenu par le retrait du dollar face à l'euro qui rend le pétrole, libellé en dollars, plus abordable pour les détenteurs d'euros. Les cours du brut ont accentué leur avance dans l'après-midi après l'annonce d'une frappe israélienne à Gaza qui a tué le chef militaire du Hamas, et la promesse par le mouvement islamiste de représailles.

Véronique Tison pour le service français, édité par Nicolas Delame

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