BOURSE-GB-Menacé de récession, le secteur de la construction plonge

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    LONDRES, 27 juin (Reuters) - Les valeurs britanniques du 
secteur de la construction ont perdu jusqu'à 40% de leur valeur 
boursière en moins de deux séances après le référendum sur la 
sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, la menace d'une 
récession ayant totalement éclipsé leur statut de valeur refuge. 
    Ce mouvement généralisé a déjà fait fondre d'environ huit 
milliards de livres (6,7 milliards d'euros) la capitalisation 
cumulée des quatre grands noms du marché, Taylor Wimpey  TW.L , 
Persimmon  PSN.L , Barratt  BDEV.L  et Berkeley  BKGH.L .  
    "On est passé d'une situation de certitude, de clarté et de 
confiance à une absence totale (de ces trois facteurs)", résume 
Robin Hardy, analyste de Shore Capital.  
    Le secteur britannique de la construction a en effet été 
marqué ces cinq dernières années par une croissance régulière 
des profits et une augmentation des taux de distribution aux 
actionnaires après la reprise qui a suivi la crise de 2008. Et 
ses principaux acteurs disaient jusqu'à présent tabler sur une 
poursuite de leur croissance.  
    L'incertitude sur l'issue du référendum avait toutefois déjà 
pesé sur les cours avant le scrutin et début juin, Berkeley 
avait fait état d'une chute de 20% des réservations de nouveaux 
logements. 
    Certains économistes craignent désormais une récession au 
Royaume-Uni, ce qui pourrait provoquer une remontée du chômage 
et une baisse de la confiance des ménages, donc une dégradation 
de la demande de logements.  
    Aynsley Lammin, analyste de Canaccord, estime que ses 
prévisions de résultats pour les spécialistes de la construction 
résidentielle sont remises en question mais il ajoute qu'ils ont 
les moyens de résister à une crise.  
    "Ils ne sont pas très endettés, la plupart d'entre eux 
disposent d'une trésorerie positive et ils sont très 
disciplinés, donc je pense qu'à un moment donné, ils trouveront 
un support en terme de valorisation", explique-t-il.  
    Vers 15h05 GMT, Barratt chutait de 20,4%, Taylor Wimpey de 
17% Persimmon de 18,4% et Berkeley de 15%. Le groupe de 
matériaux de construction Travis Perkins  TPK.L  abandonnait 
quant à lui 19,6%. 
    Ces valeurs souffrent aussi des déclarations du ministre 
britannique des Finances, George Osborne pendant la campagne du 
référendum sur le risque d'une baisse de 10% à 18% des prix de 
l'immobilier en cas de vote favorable à la sortie du pays de 
l'UE, un avertissement que les partisans du "Leave" s'étaient 
efforcés de minimiser.  
     
 
 (Sarah Young; Marc Angrand pour le service français) 
 

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