Bourreaux de singes

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Bourreaux de singes
Bourreaux de singes

Si le Hartlepool United Football Club ne s'est jamais vraiment illustré au plus haut niveau du football anglais, il est loin d'être inconnu au Royaume-Uni. Avec un surnom des plus fous, une mascotte devenue maire et Brian Clough en guest star, impossible de passer à côté du club du comté de Durham.

C'est une petite ville d'à peine 100 000 habitants qui s'étend sur la côte Nord-Est de l'Angleterre, à quelques kilomètres de Sunderland. Les eaux de la mer du Nord lui apportent quotidiennement quelques ressources essentielles à sa survie. Sans son port, la ville serait sans doute aujourd'hui désertée. Sur ses docks, des milliers de salariés se massent chaque jour pour remplir les cargos de marchandises. D'autres se pressent dans la centrale nucléaire de la ville, qui emploie à elle seule plus d'un pour cent de la population de la ville. Et tout ce beau monde se retrouve le week-end à Victoria Park pour voir jouer le Hartlepool United Football Club. Enfin, pas vraiment tout le monde. Avec sa capacité de 8 000 places assises, le stade ne peut accueillir qu'une partie des supporters et la mascotte légendaire du club, H'Angus le singe. Ensemble, ils regardent évoluer les Monkey Hangers (en français, ceux qui pendent les singes). Un drôle de surnom pour une équipe qui trimbale derrière elle son lot d'histoires insolites.

Napoléon et son singe espion


Ce surnom n'est pas seulement attribué aux joueurs du club, mais à tous les habitants de la ville. En fait, il vient d'une légende locale un peu folle, mais à peu près documentée. Pendant les guerres napoléoniennes (1803-1815), un bateau français se serait égaré en mer du Nord avant d'être coulé au large des maisons paisibles de Hartlepool. Seul survivant de la bataille navale : un singe, qui portait vraisemblablement un uniforme français. En découvrant ce petit animal échoué sur la plage, les habitants de la ville décidèrent de tenir un procès à ce qui ressemblait beaucoup à un espion français. Seulement, puisqu'à cette époque, les singes ne parlaient pas plus qu'aujourd'hui, on prouva rapidement sa culpabilité. Ce singe était un espion français. Il fut donc condamné à mort et pendu sur la plage où il avait été trouvé. Quelques années plus tard, une chanson relatant cet événement fut composée – et même des dizaines d'autres – pour que jamais personne n'oublie qu'on a un jour pendu un singe en le prenant pour un espion de Napoléon.

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Pas étonnant que des statues de singe soient érigées un peu partout à travers la petite ville. Pas étonnant non plus…





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