Bourgi, dernier pilier de la «Françafrique»

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PORTRAIT - Blessé d'avoir vu son influence diminuée auprès de l'Élysée à la demande notamment d'Alain Juppé, l'avocat de 66 ans, d'origine libanaise, semble décidé à livrer quelques secrets avant de tirer sa révérence.

Son «maître», Jacques Foccart, père de la Françafrique sous De Gaulle, lui conseillait de «rester à l'ombre pour ne pas attraper de coup de soleil». Une recommandation qu'il n'a pas écoutée : Robert Bourgi est sorti de l'anonymat dimanche en accordant une interview fracassante au JDD, où il accuse Jacques Chirac et Dominique de Villepin de financements occultes.

Cet avocat de 66 ans, d'origine libanaise et né à Dakar, a été jusqu'en 2005 un discret «Monsieur Afrique» officieux de Jacques Chirac à l'Elysée. Avant de rallier Nicolas Sarkozy, qui lui a remis la Légion d'honneur en personne, fin 2007. Il a noué des liens étroits avec plusieurs dirigeants du continent africain comme Omar Bongo puis son fils Ali, qui lui a succédé à la présidence du Gabon, Denis Sassou-Nguesso (Congo) et Abdoulaye Wade (Sénégal).

«Je travaille à la fois pour les présidents africains et pour le président français», déclarait-il en 2009 pour expliquer ses fonctions. «Je ne

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