Boues toxiques : une usine française sous surveillance

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Après la catastrophe écologique qui menace la Hongrie, l'attention se tourne vers l'usine Alcan-Rio Tinto dans les Bouches-du-Rhône, la seule à devoir gérer le même type de déchets industriels. La secrétaire d'Etat à l'Ecologie a demandé jeudi un nouveau contrôle du site

Alors que les Hongrois subissent «la pire catastrophe écologique» de leur histoire sous la forme d'une coulée de boues toxiques échappée d'une usine, les regards se tournent vers la seule société exerçant la même activité en France. Depuis 1966, à Gardanne dans les Bouches du Rhône, l'usine Alcan-Rio Tinto, ex-Pechiney, produit de l'alumine nécessaire à la fabrication de l'aluminium. A raison de trois tonnes de déchets produits par tonne d'alumine, comment la société gère-t-elle ces résidus toxiques ?

Surprise : une partie de ces boues est dilée et rejetée dans la mer par un pipe-line qui plonge dans la mer à 7,7 km au large de Cassis, à 300 mètres de profondeur, au-dessus d'une fosse de 2400 mètres dans laquelle tombent la plupart de ces boues. Or ces résidus contiennent des métaux lourds, parmi lesquels du plomb, du cadmium ou du titane, ainsi que de la soude.

 

Le rejet des déchets dans l'eau est légal

 

Aussi surprenante soit-elle au regard de l'i

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