Boudjellal : « Le rugby français va dans le mur »

le , mis à jour à 14:22
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Boudjellal : « Le rugby français va dans le mur »
Boudjellal : « Le rugby français va dans le mur »

Au bar de l'hôtel du XVe arrondissement de Paris où se déroulait ce mardi matin l'élection du président de la Ligue de rugby, Mourad Boudjellal a commandé un Perrier avant de s'exprimer longuement. Ecarté du comité directeur, il n'a donc pas pu se présenter face au président Paul Goze qui a donc été réélu, sans opposition, avec 97% des voix. Le président du RC Toulon ne mâche pas ses mots.

 

Quel est votre sentiment de ne pas avoir été élu au comité directeur de la Ligue ?

 

MOURAD BOUDJELLAL. Je n'avais aucune chance. Au moins, tout le monde pourra dire que j'ai eu le courage d'y aller. Quelques présidents ont voté pour moi, j'ai eu 40 voix et la majorité était à 53 (pour entrer au Comité directeur). Ce n'était pas si loin que ça...  Maintenant, je vais essayer de faire des progrès parce que je pense que, ces dernières années, j'ai fait preuve d'incompétence totale dans la façon de gérer le club. Je n'ai pas perdu d'argent, donc ça c'était déjà une preuve d'incompétence. J'ai gagné des titres, c'est une deuxième preuve. J'ai apporté un peu d'idées nouvelles, j'ai rempli des stades : troisième preuve d'incompétence.

 

Vous n'aviez aucune chance selon vous. Pourquoi vous êtes-vous présenté ?

 

Parce que j'ai proposé des mesures qui seront enterrées et, dans quelques années, on pourra dire : il n'avait peut-être pas tort. Je pense que le rugby français va dans le mur, le Top 14 va dans le mur. On est dans la politique du « Ça ira mieux demain ». On ne voit pas la réalité des choses. On a des jours noirs devant nous. Je pense qu'il fallait changer quelques petites choses pour le Top 14, pour recréer une énergie. J'estimais que Toulon méritait au moins de siéger une fois au comité directeur.

 

« Quand on veut être un grand président de la Ligue, il faut avoir le cul propre »

 

Pensez-vous Paul Goze enclin à faire ces changements ?

 

Je ne pense pas. ...

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