Bosingwa, rien que pour le sourcil

le
0
Bosingwa, rien que pour le sourcil
Bosingwa, rien que pour le sourcil

Corrigé au match aller par Naples, le Trabzonspor pourra compter sur José Bosingwa pour sauver l'honneur. À 32 ans, l'international portugais fait désormais parler son expérience européenne en Turquie. Retour sur le parcours accidenté du plus beau monosourcil en short.

"Cela m'a touché de plein fouet et changé ma façon de voir la vie. " En mai 2005, Bosingwa trace au volant de sa Jeep avec à son bord quatre autres footballeurs. La grosse cylindrée dérape et termine l'embardée en flammes dans le décor. Quand les secours arrivent sur les lieux de l'accident, ils ne déplorent aucun mort. Seulement Sandro Luis, l'un des passagers, doit être amputé d'une jambe. La sortie de route signe une fin de carrière et la fin de l'innocence pour Bosingwa.
"Je ne sais pas si l'arbitre est un arbitre ou un voleur"
José Bosingwa naît en République démocratique du Congo. Benjamin d'une famille nombreuse, on l'envoie chez un de ses frères au Portugal pour profiter du système scolaire. Il y apprend surtout le football. Repéré par Fornos de Algodres, il parfait sa formation à Boavista où il débute comme milieu de terrain. En 2003, Porto l'arrache à son voisin. Mourinho le repositionne définitivement en latéral droit, le fait participer en pointillés à la saison folle et lui offre sa première Ligue des champions. Au total, il reste cinq saisons sur les bords du Douro à empiler les titres tout en découvrant la sélection portugaise sous les ordres de Scolari.

Auteur d'un bon Euro 2008, Scolari décide d'en faire un de ses hommes de base à Londres. De même, il débarque à Chelsea contre 20 millions d'euros venus garnir le tiroir-caisse dégueulant de Pinto da Costa. Increvable, aussi fort offensivement que défensivement, il s'adapte presque instantanément à la Premier League, jusqu'à mettre un kick dans le dos de Benayoun sans que l'arbitre ne bronche. En Ligue des champions, après avoir bien contenu Messi en demi-finale, il explose contre l'arbitrage d'Ovrebo : "Je ne sais pas si l'arbitre est un arbitre ou un voleur". Comme un écho au fucking disgrace de Drogba.
"Il pense qu'il est trop bon pour être sur le banc"
L'Europe est à ses pieds, bientôt ses coéquipiers sont à son chevet. En octobre 2009, il se flingue le genou et met une année avant de revenir. Ivanovi? s'installe chez les Blues tandis que son avenir s'assombrit en sélection. Paulo Bento l'accuse même d'avoir simulé une blessure. "Ça m'attriste de dire cela, mais tant que Bento sera l'entraîneur du Portugal, je ne porterai plus le maillot de l'équipe...






Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant