Borrel : l'armée aurait été informée dès 1995

le
0
Un militaire tricolore, affecté à Djibouti entre 1995 et 1997, affirme que l'armée savait que le magistrat avait été assassiné alors que les autorités françaises avaient présenté cette mort comme un suicide. Gérard Longuet, ministre de la Défense, a réaffirmé le contraire jeudi.

Une nouvelle révélation dans l'affaire Borrel. Mercredi, un militaire français en poste à Djibouti de 1995 à 1997, a expliqué sur les ondes de France Culture que l'armée française était au courant de l'assassinat du magistrat Bernard Borrel, dès la découverte de son corps, le 19 octobre 1995, à 80 kilomètres de Djibouti. Longtemps, l'enquête française a privilégié la thèse du suicide avant de retenir celle d'un assassinat.

Ce militaire était chauffeur au détachement autonome de transmission de l'armée française à Djibouti. Il raconte que le jour de la mort du juge Borrel, il a entendu dire au centre «qu'un homme avait été immolé par le feu par des personnes du nord du territoire à l'aide de jerricanes d'essence. C'était un Français qui avait été brûlé». Il affirme avoir eu vent de cette information «provenant de la surveillance des communications internes de la police djiboutienne, vers onze heures-midi».

«Aujourd'hui, je peux affirmer que Bernard Bo

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant