Boris Eltsine, homme providentiel bien malgré lui

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De nouveaux témoignagnes dépeignent le futur homme fort du pays comme hésitant au matin du 19 août 1991.

«Notre unique espoir repose sur toi. Tu es le seul à pouvoir sauver tout le monde.» C'est par ces mots d'encouragement de ses enfants que, dans la matinée du 19 août, Boris Eltsine file à Moscou pour tenter de contrer les putschistes, vêtu d'un gilet pare-balles, avant de monter, victorieux, sur un tank, posté devant le bâtiment de la Maison blanche, le siège du Parlement. L'image fera le tour du monde, symbole de la victoire de la démocratie sur l'ordre ancien. «Je marche vers la place d'un pas résolu, je monte sur le char, je me redresse et je comprends à ce moment-là que nous allons gagner», écrivait Boris Eltsine dans ses Mémoires publiés en 1994, et intitulés Les Notes du président. Vingt ans plus tard, l'hagiographie de l'homme providentiel triomphant seul de l'obscurantisme soviétique a du plomb dans l'aile.

Les témoignages recueillis au­jourd'hui à Moscou dépeignent au contraire le premier président de la Fédération russe comme un homme désorientüi>...

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