Boris Diaw se montre impatient avant de commencer les finales NBA

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Boris Diaw se montre impatient avant de commencer les finales NBA
Boris Diaw se montre impatient avant de commencer les finales NBA

Boris Diaw, qu'est-ce que cela vous fait d'être en finale NBA après être passé si près les années précédentes ?J'ai déjà fait trois finales de conférence, mais jamais une « grande » finale. C'est toujours quelque chose que j'ai failli toucher du doigt, mais ce n'est jamais passé. Je suis content de pouvoir enfin participer aux finales. Maintenant, on est un peu impatient, car il y a quand même pas mal de jours entre notre dernier match de conférence et le premier match de la finale (ndlr : San Antonio s'est qualifié lundi dernier alors qu'Indiana et Miami ont disputé le match 5 de leur finale jeudi [3-2 pour Miami]). Mais on est très impatient d'y arriver, oui.C'est la cinquième finale des Spurs en seize ans. Comment l'équipe vit cela de l'intérieur ? Est-ce que cela devient presque « normal » ?C'est ce que je me disais un petit peu au début. Je me suis dit que ça doit devenir normal, qu'ils y vont tous les deux ans. Mais là, ça fait quelques années quand même (ndl : 2007). Je crois que ça fait six ans que l'équipe n'est pas allée en finale. Les trois joueurs de l'époque (ndlr : Parker, Duncan et Ginobili) qui sont encore là sont quand même super contents d'être là et puis d'y retourner. C'est aussi un grand bonheur pour eux, de retourner en finale six ans après. Donc tout le monde est content : les joueurs et l'organisation.San Antonio a été beaucoup critiqué pour son effectif vieillissant. Cette finale constitue-t-elle une revanche ?Non, il n'y a pas de sentiment de revanche. Ça fait plusieurs années maintenant ! Chaque année ils disent que San Antonio est vieillissant, que ça va être compliqué pour eux, etc? Et en fait, pas vraiment ! Je pense qu'il y a l'expérience qui aide. Elle nous a permis d'être aussi régulier toute la saison, et aussi de pouvoir arriver jusqu'en finale. Personnellement, je pense que c'est plutôt un bonus.

« Il fallait pouvoir gagner la bataille de la raquette »

Contre Memphis, vous vous êtes imposés en quatre matchs seulement. Qu'est-ce qui a fait la différence ? C'est vrai que contre Memphis ça joue beaucoup sur l'intérieur, parce qu'on sait que leurs points de fixation sont Marc Gasol et Zach Randolph. Il fallait pouvoir gagner la bataille de la raquette. Je pense qu'on s'est beaucoup aidé, on s'est beaucoup concentré sur ces joueurs-là et ça a payé. C'est une équipe très forte défensivement. On a réussi à mettre du rythme, à placer notre jeu en attaque. Défensivement, on a réussi à les arrêter assez bien.Est-ce dangereux d'attendre aussi longtemps avant de jouer la finale ?Le danger, ça pourrait être de « s'endormir », entre guillemets. Mais bon, pour une finale, l'enjeu est tel que ça ne devrait pas se produire. On attend patiemment. L'adrénaline ne va pas descendre. On a le temps de se préparer, et de se reposer aussi, parce que c'est vrai qu'on n'est pas une équipe jeune, on l'a dit. L'expérience, ça sert, mais c'est bien qu'on ait aussi cette période de repos. On pourra aussi commencer à travailler sur les deux équipes, même si on ne sait pas encore qui va jouer.Entre Miami et Indiana, qui voyez-vous passer ? Avez-vous une préférence entre ces deux équipes ?Franchement, je ne sais pas qui va passer. J'aurais dit Miami, mais c'est vrai qu'Indiana sait bien jouer à la maison, et j'ai l'impression que c'est une équipe qui ne réussit pas trop à Miami. Donc je ne sais pas trop. C'est compliqué. Je pense que les deux équipes sont fortes et bonnes défensivement. Après, elles ont des jeux différents. Ce sont deux équipes très fortes. Qui que ce soit, ce sera difficile.

« Tony Parker est au sommet, comme d'habitude »

Est-ce que les plus jeunes Spurs et vous-même allez vous rapprocher des trois joueurs de votre groupe qui ont déjà préparé des finales ?On se prépare comme pour les autres matchs. Pour l'instant, il n'y a pas grand-chose de différent. On continue de la même façon. Il n'y a rien de spécial.Quel regard portez-vous sur Tony Parker ? Réalise-t-il vraiment la meilleure saison de sa carrière ?Il est au sommet, comme d'habitude (rires) ! Pour ce qui est des récompenses, il était dans la course pour le titre de MVP (meilleur joueur). Il aurait pu être dans le Top 5, mais tous les ans ça dépend de la manière dont ils votent, c'est différent. N'est-ce pas une injustice selon vous ?Non, je ne sais pas. Ce n'est pas une question de justice. Ça lui est égal je pense, d'être premier ou deuxième. Le plus important, c'est qu'on soit en finale et qu'on joue pour le titre.L'an dernier, vous avez été éliminés en finale de conférence (4-2 par Oklahoma City). Qu'est-ce qui a changé depuis ? On est meilleurs que l'an dernier car on a su conserver le même groupe. On n'est pas passé loin l'année dernière avec deux 4-0 avant de perdre face au Thunder. On a encore gagné en expérience. On a continué à progresser en équipe, des jeunes joueurs ont continué à prendre de l'expérience et voilà.Quand on voit Miami être gêné par le jeu de Hibbert (Indiana), pensez-vous pouvoir appliquer le même schéma défensif avec San Antonio ?Si c'est Indiana, oui, si c'est par l'intérieur, ce sera un peu comme Marc Gasol et Zach Randolph. Je pense qu'il faudra aussi se concentrer là-dessus. Le schéma sera de toute façon forcément différent, car toutes les équipes sont différentes. Avec peut-être quelques ajustements à faire.

« On aura une équipe de France compétitive, quoi qu'il arrive »

En tant que capitaine de l'équipe de France, l'incertitude au niveau des pivots (Séraphin, Traoré, Noah) n'est-elle pas préoccupante ? Peut-on s'attendre à vous voir jouer 5 ?C'est un peu tôt pour savoir qui sera là et qui n'y sera pas. On connaît déjà la liste des joueurs forfait. Joakim (Noah), on ne sait pas encore. Il y a d'autres joueurs aussi. Je ne pense pas que ce soit inquiétant. Comme chaque année, certains joueurs peuvent venir, d'autres pas. On fait avec. On joue avec l'équipe qu'on a, les joueurs qu'on a. On aura une équipe compétitive quoi qu'il arrive.Ça fait quatorze ans que San Antonio est présent en play-offs. Comment font-ils pour recruter des joueurs qui permettent de faire perdurer ce système de jeu ?C'est un tout. Il faut passer en revue toute l'organisation. C'est sûr qu'ils ont du flair, ils font toujours des bons recrutements. Et puis surtout, ils choisissent des joueurs qui peuvent s'adapter au jeu des Spurs et au style de jeu. C'est ce qui fait que ça continue et qu'on joue de la même façon. Après, il y a l'entraînement et l'entraîneur, Popovich, qui met son style de jeu en place et qui fait sa mayonnaise.Qu'est-ce que recherche votre entraîneur ? Quand on voit quelqu'un comme Danny Greene, il ne fait pas grand-chose à Cleveland et à San Antonio il est une composante très importante de l'équipe. Que cherche-t-il chez un joueur ? Savoir quelles qualités ont les joueurs, et en sortir le meilleur. Il arrive à composer avec ça, avec des jeunes qui ont du potentiel, pour le révéler.

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