Boris Diaw garde les pieds sur terre avant de retrouver l'Espagne à Montpellier

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Boris Diaw garde les pieds sur terre avant de retrouver l'Espagne à Montpellier
Boris Diaw garde les pieds sur terre avant de retrouver l'Espagne à Montpellier

Boris Diaw, vous retrouvez l'Espagne ce lundi trois jours après une défaite là-bas. Qu'attendez-vous de ce match ?Encore un match de préparation. C'est intéressant pour nous de pouvoir nous frotter à une équipe de ce calibre. C'est l'équipe championne en titre, c'est une référence. Ça nous sert de jauge dans cette préparation. C'était bien de les jouer chez eux, c'est bien également de pouvoir les jouer une deuxième fois ici à la maison pour voir les progrès accomplis d'un match à l'autre.

Est-ce important de remporter ce match ?C'est toujours important de gagner, on essaie tout le temps de gagner. Mais ça reste un match de préparation, ce n'est donc pas aussi important qu'un match de compétition.

N'est-ce pas un peu à double tranchant de jouer un des favoris juste avant un Championnat d'Europe ? Non, c'est la même chose pour les deux équipes. On les joue, mais ils nous jouent aussi. Ça revient au même et c'est bien en termes de préparation.

Qu'attend-on des derniers matchs de préparation avant une grande compétition ? On veut affiner les derniers réglages, voir les détails sur lesquels il va falloir se concentrer. On a aussi l'habitude de progresser pendant la compétition mais la préparation sert vraiment à ça. Ça va vraiment nous montrer les choses sur lesquelles on va devoir se concentrer avant d'attaquer la compète.

Comment analysez-vous le match de vendredi ? Sur le coup il y avait un peu de déception mais finalement, c'était plutôt un bon match.Oui, un peu de déception parce qu'on a perdu et que l'on veut toujours gagner les matchs. Le plus important, c'était de voir la façon dont on allait jouer ce match là et on est content parce qu'on a réussi quand même à bien jouer sur les trois-quarts du match. On s'est un peu relâchés sur la fin et ils ont réussi à prendre l'ascendant. Mais dans l'ensemble, ce n'était pas mal.

La rivalité franco-espagnole est-elle vraiment spéciale ?Depuis quelques années, c'est un peu la rivalité de l'Espagne avec toute l'Europe parce qu'ils dominent vraiment le basket européen. C'est un peu particulier avec la France parce qu'on c'est contre eux qu'on a perdu sur toutes les dernières compétitions internationales.

Comment jugez-vous cette équipe d'Espagne ? Ils jouent un petit peu comme d'habitude. Je pense qu'ils s'adaptent un peu en l'absence de Pau Gasol et Serge Ibaka, même Navarro. Mais globalement ils jouent de la même façon.

« On a besoin de notre défense »

On sent que l'écart se resserre entre les deux équipes?Oui, l'écart se resserre mais ça reste un match de préparation. Pour eux aussi. Il faut donc pouvoir relativiser ça. Ce sera différent en compétition. Mais, oui, par rapport au travail effectué, c'était une bonne prestation de notre part vendredi.

Les Espagnols seront-ils moins forts sans Pau Gasol, sans Ibaka, sans Navarro ?Forcément, ils vont jouer différemment, ils vont s'adapter. Mais c'est l'équipe championne d'Europe en titre donc même s'il leur manque quelques individualités, ça reste une grosse équipe.

Est-ce embêtant que votre leader (Tony Parker) ne soit pas encore vraiment entré dans cette préparation (ndlr : légèrement blessé, le meneur de jeu n'a pas affronté les Espagnols vendredi dernier) ?Ça fait justement partie des ajustements, de pouvoir jouer avec Tony. Surtout pour les joueurs qui n'ont jamais joué avec lui. Il faut trouver des automatismes. Mais on fait avec.

N'est-il pas temps de battre l'Espagne que l'équipe de France n'a battue qu'une fois lors des dix derniers matchs ?Oui, ce serait bien. Mais si on gagne lundi, on ne va pas non plus exulter. Ça restera un match de préparation. Il faut les battre en compétition sur un match à enjeu.

N'y a-t-il pas un peu d'impatience de vite rentrer dans la compétition au sein du groupe ? Chaque année c'est la même chose. La prépa est longue, il y a beaucoup de sacrifices qui sont faits, il y a beaucoup d'heures d'entraînement, beaucoup de voyages. On est impatients. Là, ça va encore mais au fil des jours on va vouloir de plus en plus rentrer dans la compétition.

Vincent Collet, votre entraîneur, a indiqué que vous étiez un peu en retard dans la préparation sur le plan défensif. L'équipe est-elle en train de combler ce retard ?Oui, c'est surtout ce qu'on a vu après le match contre l'Espagne. C'est une des forces de notre équipe. On a besoin de notre défense pour gagner des matchs donc c'est bien qu'on la mette en place maintenant.

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