Boris Berezovski, l'épouvantail du régime russe

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Décédé samedi, l'oligarque russe était exilé à Londres depuis dix ans. Moscou devrait clore les multiples enquêtes par contumace qui le visaient.

Correspondant à Moscou

Pour la grande majorité des Russes, Boris Berezovski aura péri par là où il a péché: l'argent et les intrigues du pouvoir. Ils étaient peu ce week-end à saluer la mémoire de l'ancien oligarque, décédé après dix années d'exil.

Celui-ci était un «ennemi impuissant» dont l'influence était «proche de zéro», a déclaré le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, sans crainte d'être contredit, y compris par les membres de l'opposition au chef du Kremlin, dont Berezovski soutenait pourtant le combat à distance. Le Parti communiste, qui doit sa chute électorale de 1996 à l'ex-oligarque, comparaît ce dernier à Raspoutine, le faux dévot dépravé et conseiller de l'ombre de la dernière impératrice Romanov. L'Église orthodoxe, qui fut durant soixante-dix ans l'ennemi numéro un d...



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