Bordel, quand on rentre sur la pelouse

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Bordel, quand on rentre sur la pelouse
Bordel, quand on rentre sur la pelouse

La petite entreprise phocéenne connait très bien la crise mais n'a pas souvent rencontré le chaos actuel. Entre situation floue, réunions et résultats catastrophique, l'OM se cherche un futur à défaut d'un présent. En attendant, ce sont les supporters qui morflent.

Une maladie très française comme remède à un trouble marseillais. La réunion pour venir à bout du bordel. Ou du moins pour essayer. Prévue de longue date selon L'Equipe, la rencontre de lundi entre Margarita Louis-Dreyfus et Vincent Labrune ressemble plus à un enterrement qu'à un meeting de boulot. Oui, si le chaos était cancérigène, " leur " Olympique de Marseille serait en phase terminale depuis de longues semaines. Et quand bien même la récente mère de jumelles serait prête à couper des têtes, c'est bien le corps du club de la cité phocéenne que le board a identifié à la morgue ce 4 avril 2016.

Agonie sévère


Comme tout grand malade fortuné qui se respecte, l'OM a décidé de crever au soleil, plus ou moins paisiblement. Sur le papier, il y avait tout pour que l'agonie ne soit pas trop longue en Corse. Pour un supporter marseillais, voir Diarra et Diaby alignés sur la même feuille de match relève du fantasme de début de saison, époque lointaine lors de laquelle on croyait encore à la Ligue des Champions dans le Sud-est de la France. Naïfs après deux semaines de trêve internationale lors de laquelle ils ont vu Dimitri Payet et André-Pierre Gignac marquer sous le maillot de l'équipe de France, les amoureux de l'OM ont presque oublié. Oublié qu'une fois par semaine depuis l'élimination en Ligue Europa à Bilbao, ils devaient supporter leur club. Supporter au sens propre du terme, comme si l'écusson qu'ils chérissent pesait une tonne bien trop lourde pour leurs frêles épaules. Mourir écrasé sous le poids de la médiocrité de son club, ils ne le " souhaiteraient pas à leur pire ennemi ", pour reprendre les propos du président Vincent Labrune. Pourtant, c'est exactement ce qu'il s'est passé à Furiani. Un mal pour un bien tant cette équipe avait la manie presque agaçante d'aller arracher un match nul comme pour sauver ce qui pouvait encore l'être, mais un mal quand même. Un mal flagrant et terriblement triste tant le chaos qui règne à tous les étage de cet immense club ne laisse que de maigres perspectives d'espoir. Ce dimanche, en hommage à Cruyff certainement, la faillite a été totale. Connu, le récital de l'équipe qui va droit dans le mur a été joué à la perfection : débuts timides de peur de prendre un but rapide, temps forts presque inexistants, difficultés…


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