Bordeaux, roi de l'Atlantique

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Au terme d'un match âpre et disputé, les Girondins attrapent les 3 points à domicile face à des Nantais pourtant conquérants. Ce Bordeaux-Nantes aura surtout été un derby de l'Atlantique peu pacifique. Du jeu, de l'envie, des beaux gestes, des mauvais coups, de la moiteur, des gars nerveux. La West Coast, en somme.

Bordeaux 2-0 Nantes

But : Khazri (45+2e), Gajic (87e)

Un fumigène assez puissant pour concurrencer une éruption du Eyjafjallajökull qui force Clément Turpin, arbitre devenu CRS, à interrompre la rencontre dès la 12ème minute. Un Jean-Louis Triaud qui descend de son piédestal présidentiel pour aller en virage Sud demander aux supporters de se calmer. Un match bouillonnant, zélé, débridé. Un public bordelais hurlant des "La Ligue, la Ligue, on t'enc...", en soutien aux collègues de la Brigade Loire, empêchés de faire le déplacement et coincés devant BeIN à Nantes, dans les bars du quartier Bouffay. Le derby de l'Atlantique a beau avoir la réputation d'être l'un des moins significatifs du championnat, il a accouché d'une opposition pleine et intense.

Rapide et furieux


"Sans vos supporters, le foot n'est rien". Cette banderole affichée dans la tribune désespérément vide des visiteurs en raison du boycott du déplacement par les supporters nantais a donc été la seule touche maussade de ce Bordeaux-Nantes. Dans la canicule bordelaise, les deux équipes se lancent dans une course effrénée vers le but adverse dès les premières minutes de jeu. Côté Canari, c'est d'abord l'Islandais Kolbeinn Sightorsson, viking pas impressionné par les 40 degrés de chaleur ressentie, qui se montre le plus menaçant. Une première période en forme de course-poursuite incessante, tant les buts de Rémy Riou et de Cédric Carrasso sont frénétiquement pris d'assaut, même si la plupart des actions se terminent par des cafouillages dans les surfaces de réparation. Mais la plus belle fille da la soirée, celle qui aguiche et qui veut se faire remarquer dès les premiers morceaux balancés par le DJ, est sans conteste Wahbi Khazri. Plus intenable qu'un gosse hyperactif, le Tunisien s'amuse à tenter tous les gestes les plus racoleurs que le football peut offrir. Et entre trois dribbles de jeu vidéo et une tentative de corner rentrant, il s'est donc dit que d'envoyer une panenka…




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