Bordeaux et le Carrasso effect

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Bordeaux et le Carrasso effect
Bordeaux et le Carrasso effect

La terrible blessure de Carrasso en janvier dernier aurait dû faire un heureux, Jérôme Prior, enfin propulsé titulaire dans les buts bordelais. Mais après un début de saison fébrile, Prior est déjà de retour sur le banc, écrasé par le retour en force du vétéran Carrasso, avec qui Bordeaux se remet même à rêver.

Comme si la saison de Bordeaux n'était pas déjà assez compliquée, voilà qu'une nouvelle tuile vient contrarier les Girondins. Ce samedi 23 janvier 2016, à la 69e minute d'un Nantes-Bordeaux bien mal engagé pour les gars de Willy Sagnol – qui perdaient 2-0, et qui remonteront à 2-2 –, le capitaine Cédric Carrasso s'écroule dans sa surface. Une balle quelconque captée sans encombre a suffi à mettre à terre l'ancien international, visiblement foudroyé, et qui quitte la Beaujoire avec le visage inondé des larmes de ceux qui ne simulent pas. Après le traditionnel enchaînement phase d'inquiétude/IRM dont on craint le pire, le verdict tombe, aussi vilain que prévisible : rupture des ligaments croisés. Ce vieux fléau du footballeur, qui avait déjà frappé Carrasso en 2003. En novembre 2014, face à Monaco, il avait déjà connu une alerte, avec cette petite entorse qui lui avait coûté deux semaines sans jouer. Mais cette fois, Carrasso est bon pour au moins six mois. Et lui qui avait déjà perdu sa place de titulaire à l'OM à cause d'une rupture du tendon d'Achille en 2007 sait aussi qu'au-delà de la rééducation, de la musculation, de la reprise de l'entraînement, et de tout ce qu'implique sa blessure, le plus dur sera de retrouver sa place dans les cages. Surtout à trente-quatre ans. Car derrière, la relève incarnée par le remuant Jérôme Prior ne demandait qu'à avoir sa chance. Une confiance que les Bordelais ont fini par accorder au jeune numéro 2, y compris Gourvennec au début de la saison, sans obtenir satisfaction. Résultat des courses, Carrasso est de retour, et Bordeaux retrouve la lumière en Ligue 1.

Jérôme le terrible


Et si le début de saison de Prior a été compliqué, la partie avait mal démarré pour lui depuis la blessure de Carrasso. Alors que le blessé était à peine étalé sur son lit d'hôpital, recevait quelques fleurs en soutien et admirait la bienveillance des fans réunis derrière le hashtag #CourageCarrass, Prior voyait ses plans de prise du pouvoir froissés par Willy Sagnol. Arrivé au club en 2012 avant même de passer pro, Prior a droit à un petit match de Ligue 1 et à une demi-finale de Coupe de la Ligue désastreuse, perdue 5-1 contre Lille, avant de voir Paul Bernardoni débarquer le dernier jour du mercato d'hiver. Prior est jeune – vingt ans à l'époque –, et Bernardoni l'est encore plus – dix-huit…


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