Bordeaux, encore une fois victime du PSG ?

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Faciès de chiens battus, regards rivés sur le sol, jambes tremblantes. Si les Parisiens devaient dresser les portraits-robots des Bordelais après les avoir croisés ces dernières saisons, ils ressembleraient à ça. Des victimes. Il est temps que cela change.

1-1, 1-1, 0-0, 0-1, 0-2, 0-2, 0-3. Ceci n'est pas le code du compte HSBC de Christophe Dugarry, mais bien les résultats des Girondins de Bordeaux face au Paris Saint-Germain en Ligue 1, depuis la saison 2011-2012, et l'arrivée de QSI à la tête du club de la capitale. Soit aucun succès. Une "performance" que les Marine et blanc partagent avec Caen, Lens et Metz, les promus, Monaco qui ne connaît que le 1-1 face à Paris, Toulouse et Nantes, parmi les actuels pensionnaires de L1. Pire, les Girondins ne sont pas parvenus à marquer face à Paris lors des cinq dernières confrontations. Le dernier Bordelais à avoir réussi cet exploit est l'incontournable Cheick Diabaté, bien servi par Nicolas Maurice-Belay, le 25 mars 2012, au Parc des Princes. Cette série de résultats négatifs pour les Aquitains sonne aujourd'hui comme une fatalité. Lors des dernières rencontres entre les deux équipes, y compris en Coupe de France, comme en janvier dernier (1-2), les Bordelais n'ont à aucun moment inquiété les Parisiens. À tel point que c'est à se demander s'ils ont même essayé, tant ils ont semblé se présenter à chaque fois en victimes. Mais d'où vient ce manque d'ambition chez les Bordelais dès que le PSG se dresse face à eux ?
L'échec de l'attentisme
En Ligue 1, il y a deux écoles, au moment d'affronter l'ogre parisien. La première est de lui rentrer dedans sans complexes, comme peuvent le faire Lorient, Bastia, Guingamp, Rennes, Marseille, bien sûr, ou d'autres, quitte à tenter de le surprendre en mettant en place un plan de jeu inédit, comme Saint-Étienne en a pris l'habitude. En cas de raté, personne n'en tient réellement rigueur, tant une victoire parisienne s'inscrit dans la logique. La seconde consiste à l'attendre en espérant résister le plus longtemps possible dans l'unique but d'éviter une déroute spectaculaire, voire d'obtenir un match nul sur un malentendu souvent appelé "coup de pied arrêté". Évidemment, cela fonctionne rarement. Bordeaux en fait l'expérience depuis maintenant trois saisons, mais persiste dans cette voie sans issue. Avant la rencontre de cet après-midi, Clément Chantôme, qui connaît un peu la maison parisienne, clame que Bordeaux ne doit pas "dénaturer son jeu". S'il s'agit de celui qui a attendu les derniers instants pour venir à bout de dix Caennais, et qui n'est pas parvenu à battre Reims lors de sa dernière sortie à domicile, les...


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