"Bonnets rouges" : Troadec l'indomptable

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Christian Troadec est à l'origine de la manifestation de Quimper le 2 novembre. Une date historique, selon ce sympathisant de la cause autonomiste.
Christian Troadec est à l'origine de la manifestation de Quimper le 2 novembre. Une date historique, selon ce sympathisant de la cause autonomiste.

Sous l'allure débonnaire se cache une détermination farouche. Et, derrière le regard impénétrable et le débit trop rapide où les mots se bousculent, un savoir-faire indéniable. Christian Troadec, 47 ans, maire de Carhaix et personnalité controversée du paysage politico-culturel breton, s'est imposé en quelques semaines comme la figure de proue du mouvement des "bonnets rouges". Au nom du collectif Vivre, décider et travailler en Bretagne, c'est lui qui a appelé à la manifestation de Quimper le 2 novembre, rassemblant 30 000 personnes dans les rues de la préfecture finistérienne. Quelques jours plus tard, à la veille d'une réunion sur le Pacte d'avenir pour la Bretagne lancé par Jean-Marc Ayrault, il n'hésite pas à défier le Premier ministre en lui lançant un ultimatum pour la suppression de l'écotaxe. Coup de pub ? Il reconnaît le lendemain que l'injonction n'était pas forcément "la bonne méthode". Entre-temps, on l'a entendu sur à peu près tous les médias.

Presque tout le personnage est là, mélange de provocation et de volontarisme, de sens de la communication et d'aptitude à faire un pas de côté si nécessaire. Lors de la campagne des municipales de 2001, son adversaire de toujours, le socialiste Richard Ferrand, l'avait surnommé le "Bernard Tapie du Poher", du nom de cette région du Centre-Bretagne dont Carhaix, 8 000 habitants, est l'épicentre. La boutade ne lui va pas si mal, tant l'édile, à l'image du businessman...

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