Bon anniversaire vieux gaulois polonais !

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Andrzej Szarmach fête ce samedi ses 65 ans. Hommage à la moustache la plus gauloise de l'histoire du ballon rond, avec son style rustique, ses innombrables buts du pointu, ses exploits avec la sélection polonaise, son départ rocambolesque et tardif du pays, ainsi que sa contribution essentielle à faire de l'AJ Auxerre un incontournable du football français.

Il est Robert Lewandowski 1.0. Une version beta de l'attaquant moderne de la Pologne qui flambe ces jours derniers avec le Bayern Munich. Un homme qui, du temps de sa splendeur, ressemblait à un chef de tribu prêt à porter le glaive pour défendre les siens des invasions barbares. Dans les livres d'histoire de collège, au chapitre consacré à la période gallo-romaine, sa trogne n'aurait pas dépareillé à côté de celle de Vercingétorix. La bonne grosse moustache finit le bonhomme, en plus de la tignasse coupée au bol de ses dernières saisons crampons au pied. À ses débuts, la pilosité était moins impressionnante. En 1974, le monde du football découvre ce Szarmach à l'occasion du Mondial allemand. Les supporters polonais aussi apprennent à bien le connaître à ce moment, lui qui n'était pas censé être un titulaire de la sélection nationale. Deux ans avant, les " Polaks " conquièrent l'or olympique, à l'époque une compétition prise très au sérieux par les nations de l'Est. Le buteur de cette équipe médaillée se nomme Wlodzimierz Lubanski, star du Gornik Zabrze depuis la fin des années 60. Mais à l'occasion d'un match éliminatoire à la Coupe du monde face à l'Angleterre, Lubanski se blesse gravement au genou et ne retrouvera d'ailleurs jamais plus ensuite son niveau d'avant. C'est là qu'arrive Szarmach pour le suppléer avec le jersey rouge et blanc. La Pologne commence d'abord par se venger en éliminant les Anglais à Wembley, avant de réaliser un magnifique Mondial terminé à la troisième place avec une attaque de feu constituée de Robert Gadocha sur l'aile gauche, de Grzegorz Lato à droite, de Kazimierz Deyna en attaquant reculé et d'Andrzej Szarmach à la pointe, auteur de 5 buts.

Bière et Chablis pour le faire signer à Auxerre


La Pologne est alors une des nations majeures en football. Un statut confirmé deux ans plus tard avec l'argent récolté aux Jeux de Montréal. Szarmach est le MVP d'un tournoi remporté par la RDA, avec l'URSS pour compléter le podium ! Autre époque Les recruteurs des grands clubs de l'Occident aimeraient s'arracher les meilleurs talents locaux, sauf que le règlement en Pologne est formel : interdiction de quitter le territoire…



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