Bolivie : la puissance des syndicats cocaleros

le
0
Une partie de la production de coca, détournée des circuits officiels, sert à alimenter le trafic de drogues.

De notre envoyé spécial à La Paz (Bolivie)

C'est un quartier très populaire et animé de La Paz: Villa Fatima. Les rues y grouillent de cholitas qui vendent poissons, légumes, ustensiles de cuisine. Un grand hangar vert est planté là. Devant, des dizaines de véhicules attendent, le toit chargé de grands sacs blancs.

Il s'agit de l'entrepôt de l'Adepcoca, l'Association départementale des producteurs de coca. Chaque sac contient un peu plus de 22 kg de feuilles de coca. Ce commerce est en principe très encadré. Chaque producteur a droit à un cato (40×40 m) de coca. «Nous faisons quatre récoltes par an, nous explique David, rencontré dans les Yungas, au nord de La Paz. Ensuite, je vends mes sacs à Villa Fatima.» Ces sacs sont répertoriés et comptés au départ du lieu de production et à l'arrivée à l'entrepôt de l'Adepcoca. Ensuite, les détaillants viennent acheter leurs taques (sacs). Ils ont droit à 20 sacs par mois et ne peuvent vendre que sur un lie

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant