Bolivie : Evo Morales, triomphalement élu pour un troisième mandat

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Bolivie : Evo Morales, triomphalement élu pour un troisième mandat
Bolivie : Evo Morales, triomphalement élu pour un troisième mandat

Le président bolivien Evo Morales a remporté, sans surprise, dimanche soir, un troisième mandat à une écrasante majorité, selon des résultats encore non-officiels lui attribuant 61% des voix. «Patria si, colonia no», ont scandé ses partisans lorsqu'il s'est exprimé depuis le balcon du palais présidentiel. Morales estime que sa victoire «est celle des anti-colonialistes et des anti-impérialistes»; il l'a notamment dédiée «à Fidel Castro et à Hugo Chavez, qu'il repose en paix».

Premier président amérindien de Bolivie au pouvoir depuis 2005, Morales, 54 ans, bénéficie d'un grand soutien populaire, fruit de ses succès en matière de lutte contre la pauvreté, dans le pays le plus démuni d'Amérique latine. «Aujourd'hui nous sommes dignes. Plus jamais nous ne serons mendiants, ni humiliés», aime-t-il à répéter après neuf ans à la tête de ce pays enclavé, aux finances dopées par la nationalisation des hydrocarbures.

Allié avec l'Iran, la Russie, la Chine

L'ancien berger de lamas, né dans la misère de l'Altiplano et forgé dans le syndicalisme paysan et ouvrier, a su amener la Bolivie à une stabilité politique et économique sans précédent au prix d'un exercice du pouvoir parfois jugé autocratique par les observateurs. Son socialisme à tendance communiste effraie les Boliviens les plus aisés. Ses adversaires lui reprochent d'avoir appuyé une loi autorisant, sous certaines conditions, le travail des enfants à partir de 10 ans, une réalité en Amérique latine. Ils l'accusent de ne pas être parvenu à endiguer la corruption, l'insécurité, ni le trafic de drogue.

L'ancien «cocalero» plaide à ce sujet pour une dépénalisation internationale de la feuille de coca. Confronté aux Etats-Unis, qui luttent contre la culture de pavot et de coca, il a fait de Washington son principal ennemi, nouant des alliances avec l'Iran, la Russie et la Chine. 

Pourtant la construction du téléphérique urbain le ...

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