Boli l'affirme : il n'est pas le « sniper » de Labrune

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Très critique envers Michel avant de devenir le nouveau coordinateur sportif de l’OM, Basile Boli est revenu dans France Football sur ces jours très agités. Et affirme qu’il n’est pas là pour protéger les intérêts de Vincent Labrune, son président, mais bien ceux du club.

Entre les écoutes téléphoniques révélées récemment et un maintien toujours pas assuré, l’OM passe une fin de saison cauchemardesque. Arrivé au chevet du club depuis quelques mois en tant qu’ambassadeur, Basile Boli a pris du poids ces derniers jours en devenant coordinateur sportif du club. Cela a fait suite au licenciement de Michel, un coach que l’ancien international français ne portait plus dans son cœur depuis plusieurs semaines. Ce dernier a accepté pour France Football de revenir sur sa prise de pouvoir, qui s’est matérialisée par des critiques à peine voilées après Bordeaux quant aux choix de l’Espagnol, qui avait laissé Michy Batshuayi sur le banc à plusieurs reprises. « Il faut quand même rappeler qu’un truc extraordinaire s’était passé à Bastia (32eme journée, défaite 2-1). Après le match, Michel craque et dit : "Je me casse". Devant les joueurs, il s’adresse au capitaine (Mandanda) pour dire qu’il démissionne, confie Boli. Il envoie aussi Franck Passi voir le président pour lui annoncer sa décision. Après, Margarita Louis-Dreyfus a refusé cette démission mais un truc s’était cassé. Moi, je pense que quand un entraîneur déclare qu’il s’en va, c’est qu’il n’y est plus ! »

Boli : « Le message de Michel ne passait plus »

Pour autant, le bras droit de Passi sur le banc l’affirme : ses déclarations n’ont pas été préméditées. « Vincent (Labrune) ne m’a jamais demandé d’intervenir. J’avais déjà un peu discuté avec le coach et je lui avais dit : "Il faut mettre des guerriers pour s’en sortir". Mais j’aurais dû me retenir (…) Tout le monde s’est demandé si elle était téléguidée (la déclaration) alors qu’elle était spontanée. Je protégeais prétendument Vincent Labrune... Simplement, le message de Michel ne passait plus, affirme l’ancien défenseur dans l’hebdomadaire. Mais j’aurais pu dire les choses autrement. Je connais Marseille, je sais comment ça part. Je n’étais évidemment pas content et j’ai mal expliqué mon ressentiment. Et on a transformé tout ça en faisant croire que j’étais un sniper de Vincent Labrune... qui n’était pas au courant. » En attendant, le voilà avec un nouveau rôle pour lequel il s’est engagé pour trois ans.

Boli : « Mon objectif à court terme ? Le maintien »

« Mon rôle, c’est de définir le projet sportif du club à court et à moyen terme, de la formation jusqu’aux professionnels, précise le natif d’Abidjan. Mais comme nous sommes en situation de crise, la priorité est notre équipe première. Il ne faut pas qu’elle descende ! Il va falloir aussi redonner goût aux futurs investisseurs. Mais ça ne se fera pas du jour au lendemain. » Une première étape nécessaire alors qu’il ne manque plus que quelques points à l’OM, qui en compte 41, pour définitivement assurer son maintien, ce qui serait évidemment bien insuffisant au bout du compte pour un club qui jouait l’Europe en début de saison. « Mon objectif à court terme ? Le maintien, martèle-t-il en fin d’entretien. Je n’imagine pas qu’après avoir gagné avec l’OM la Coupe d’Europe, j’assiste à sa descente en Ligue 2. Quel paradoxe! Il nous faut 43 points. À l’AJA, mon vieux marabout Guy Roux me disait : "A 43 points, on se maintient, c’est sûr." Putain, quand je pense qu’il m’a fallu venir à Marseille pour vivre ça ! »
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