Boko Haram : les jeunes filles «kamikazes» ignoreraient porter des bombes

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Boko Haram : les jeunes filles «kamikazes» ignoreraient porter des bombes
Boko Haram : les jeunes filles «kamikazes» ignoreraient porter des bombes

Bon nombre des jeunes filles utilisées par le groupe islamiste Boko Haram pour mener des attentats-suicides au Nigeria et dans les pays voisins ne savent probablement pas qu'elles portent des explosifs. C'est en tout cas ce qu'a affirmé ce mardi une experte de l'ONU.

Les islamistes de Boko Haram, qui s'est rebaptisé en mars «l'Etat islamique dans la province d'Afrique de l'Ouest» après avoir fait allégeance à Daech, ont de plus en plus recours depuis quelques mois à des kamikazes, en majorité des femmes ou des filles - parfois très jeunes -, dans le nord-est du Nigeria, fief du groupe, au Cameroun, au Tchad et au Niger voisins. Les attentats ont lieu en général sur des marchés à l'heure d'affluence.  En juillet 2014, Kano, métropole commerciale de plusieurs millions d'habitants du nord musulman du Nigeria, avait été touchée quatre fois en l'espace d'une semaine par des attentats-suicides menés par des jeunes femmes.

«Bon nombre d'entre elles ne savent pas qu'on va les faire exploser», a déclaré à la presse Leila Zerrougui, représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU pour les enfants et les conflits armés.  «Personnellement, je doute que les enfants savent», explique-t-elle en soulignant que ces kamikazes n'ont souvent qu'11 ou 12 ans. Elle avance que les explosifs sont déclenchés à distance, d'où cette possible méconnaissance. En janvier, une bombe portée par une fillette de 10 ans avait fait au moins 20 morts

Un mépris croissant pour la sécurité des enfants

Pour la représentante de l'ONU, le recours à des enfants pour perpétrer des attentats-suicides est l'une des pires manifestations du mépris croissant pour la sécurité des enfants dans des situations de conflit dans le monde, citant également l'exemple des enfants soldats ou utilisés comme boucliers humains par des groupes armés tels que l'organisation État islamique ou les anti-Balaka en Centrafrique.

«Tous les ans», la situation ...

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