Boko Haram enlève 80 Camerounais, arrivée de renforts tchadiens

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(Actualisé avec enlèvement d'environ 80 personnes) YAOUNDE, 18 janvier (Reuters) - Quelque 80 personnes, dont de nombreux enfants, ont été enlevées dimanche dans le nord du Cameroun pendant un raid attribué aux islamistes nigérians de Boko Haram, au lendemain de l'arrivée dans la région de renforts tchadiens, ont dit des responsables militaires et gouvernementaux camerounais. Trois personnes ont été tuées pendant cette attaque, a-t-on ajouté de même sources. "D'après les premières informations, environ 30 adultes, pour la plupart des bergers, et une cinquantaine de jeunes filles et garçons âgés de 10 à 15 ans ont été enlevés", a déclaré à Reuters un officier de haut rang camerounais déployé dans le nord du pays. L'attaque s'est déroulée tôt dimanche matin dans le village de Mabass et d'autres villages voisins, proches de la frontière avec le Nigeria. L'armée est intervenue et les échanges de tirs avec les assaillants ont duré environ deux heures, a dit l'officier. Le porte-parole du gouvernement camerounais Issa Tchiroma a confirmé l'incident mais a dit ne pas être en mesure de préciser le nombre de personnes enlevées. Il a en revanche cité le chiffre de 80 maisons détruites. Le ministère camerounais de la Défense avait annoncé un peu plus tôt l'arrivée dans cette région troublée d'un contingent de militaires tchadiens qui vont être rapidement déployés le long de la frontière nigériane pour aider à repousser les incursions de plus en plus fréquentes et violentes de Boko Haram. Le convoi de soldats tchadiens est arrivé tard samedi soir à Maroua, la grande ville du nord du Cameroun, a dit le colonel Didier Badjeck, porte-parole du ministère de la Défense, sans préciser le nombre de soldats concernés. Le président camerounais Paul Biya, qui a demandé l'aide de la communauté internationale, a dit cette semaine s'attendre à l'arrivée d'un important contingent tchadien. Considérée comme la plus efficace de la région sahélienne, l'armée tchadienne a contribué de manière significative à l'opération militaire française contre les islamistes au Mali en 2013. Son implication en Centrafrique, où elle a été accusée de servir les intérêts des combattants majoritairement musulmans de la Séléka, a en revanche été plus contestée, la poussant à se retirer de ce pays. Vendredi, le président ghanéen John Mahama a annoncé que les dirigeants de l'Afrique de l'Ouest demanderaient la semaine prochaine à l'Union africaine l'autorisation de créer une force multinationale pour combattre Boko Haram. ID:nL6N0UW020 (Anne Mireille Nzouankeu et Tansa Musa; Tangi Salaün pour le service français)

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