Boeing minimise l'implantation d'une usine d'Airbus aux USA

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FARNBOROUGH, Grande-Bretagne (Reuters) - Le nouveau patron de la division d'aviation civile de Boeing a minimisé dimanche l'implantation de la première usine d'assemblage d'Airbus aux Etats-Unis, estimant que les compagnies aériennes s'intéressaient plus à la valeur des avions qu'à l'endroit où ils sont construits.

"Vous gagnez avec les meilleurs produits, la meilleure valeur, les meilleurs relations", a dit Ray Conner à des journalistes à Londres, à la veille de l'ouverture du salon aéronautique de Farnborough.

Airbus, filiale d'EADS, a annoncé lundi un projet de construction d'une usine d'assemblage à Mobile, dans l'Alabama, pour ses monocouloirs A320, destinés aux vols court- et moyen courriers, afin de se rapprocher des compagnies aériennes américaines aux flottes vieillissantes.

Si les décisions d'achat des compagnies se basaient sur l'endroit où les avions sont construits, Boeing détiendrait 100% du marché américain au lieu de 80%, a remarqué Ray Conner.

Nommé fin juin pour succéder à Jim Albaugh à la tête du pôle d'aviation commerciale de Boeing, Ray Conner a estimé que la concurrence était plus féroce aujourd'hui qu'il y a 10 ou 15 ans.

Boeing et Airbus se livrent à une guerre sans merci pour emporter la part du lion dans un marché estimé à 100 milliards de dollars par an.

Ray Conner a dit s'attendre à un "salon correct" en termes de commandes à Farnborough.

L'avionneur américain devrait prendre sa revanche sur Airbus au salon aéronautique de Farnborough à partir de lundi, grâce à la version remotorisée de son monocouloir vedette, le B737MAX, un an après le raz-de-marée de commandes engrangé par le groupe européen au salon du Bourget.

Le directeur général de Boeing Jim McNerney s'attend à ce que l'avionneur américain surpasse Airbus "un certain nombre d'années" durant, écrit dimanche l'Independent.

Ray Conner a également précisé qu'il ne fallait pas s'attendre à des revirements stratégiques spectaculaires chez Boeing sous sa houlette.

Karen Jacobs, Cyril Altmeyer pour le service français, édité par Hélène Duvigneau

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