Boeing demande une vérification des balises de détresse

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BOEING APPELLE SES CLIENTS À VÉRIFIER LES BALISES DE DÉTRESSE DANS LEURS APPAREILS
BOEING APPELLE SES CLIENTS À VÉRIFIER LES BALISES DE DÉTRESSE DANS LEURS APPAREILS

PARIS/SINGAPOUR (Reuters) - Boeing a demandé dimanche aux compagnies aériennes d'inspecter le plus grand nombre possible de leurs avions équipés des balises de détresse de Honeywell identifiées comme probablement à l'origine d'un incendie sur un 787 Dreamliner le 12 juillet.

Entre 1.000 et 1.200 avions sont équipés de ces balises, mais Boeing demande aux compagnies d'en inspecter le plus possible et de remettre leurs conclusions dans les dix jours pour aider les autorités de supervision à prendre une décision.

Jeudi dernier, l'autorité américaine de l'aviation civile a ordonné aux compagnies de retirer ou vérifier ces balises fixes installées à l'arrière du 787, mais elle n'a pas élargi les inspections à d'autres types d'appareils.

L'incendie d'il y a deux semaines avait eu lieu à bord d'un appareil de la compagnie Ethiopian Airlines stationné pendant plusieurs heures à l'aéroport londonien d'Heathrow sans passagers ni membres d'équipage à bord.

"La recommandation par Boeing de vérification des balises de détresse dans toute la flotte de ses appareils suggèrent que Boeing pense que ce n'est pas un problème lié au 787 mais aux balises elles-mêmes", estime Paul Hayes, spécialisé dans la sécurité aérienne au sein du cabinet britannique Ascend.

Ces balises envoient un signal qui guide les secouristes dans le cas d'un accident. Elles sont alimentées par des batteries lithium-manganèse non rechargeables.

Elles équipent une vingtaine de types d'avions, dont bon nombre de modèles de Boeing et d'Airbus.

Le constructeur européen, filiale d'EADS, a lui-même fait savoir qu'il allait vérifier à titre de précaution la manière dont ces balises étaient intégrées sur ses appareils.

Airbus n'a toutefois pas jugé nécessaire de mener une inspection de ses appareils.

"Nous n'avons recensé aucun problème de cette nature", a déclaré un porte-parole d'Airbus.

"Néanmoins, à titre de précaution, nous allons vérifier la manière dont cet élément est intégré dans nos appareils afin de voir si nous avons des leçons à tirer des résultats de l'AAIB", a-t-il ajouté, faisant référence à l'Autorité britannique chargée des enquêtes sur les accidents dans le transport aérien.

L'incident du 12 juillet a ravivé les inquiétudes sur le Dreamliner de Boeing, à forte proportion de matériaux composites, cloué au sol pendant près de trois mois au début de l'année à la suite de deux incidents liés à la surchauffe de batteries lithium-ion.

Tim Hepher et Siva Govindasamy, avec Jean-Stéphane Brosse et Cyril Altmeyer, édité par Dominique Rodriguez

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