Bocaly reprend l'entraînement et revient sur l'enfer qu'il a vécu

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Champion de France avec Marseille puis Montpellier, Garry Bocaly a repris récemment l'entraînement avec Béziers (National). Ce lundi, le défenseur revient dans L'Equipe sur l'année terrible qu'il a vécu après avoir été victime d'une péritonite.

On l’avait presque oublié. Pourtant, à 27 ans (il aura 28 ans en avril), Garry Bocaly a encore de longues saisons devant lui. Après un an sans jouer, il vient d’ailleurs de retrouver les terrains d’entraînement, avec l’AS Béziers (National). Tout aurait pourtant pu s’arrêter pour Bocaly en février 2015 lorsqu’une simple appendicite s’est transformée en une péritonite qui a fait craindre le pire à l’arrière droit aux près de 100 matchs en L1 (93, contre 59 en L2). Dans L’Equipe ce lundi, le Martiniquais revient sur l’enfer qu’il a vécu. « J’ai été victime d’une crise d’appendicite et tout a dégénéré. J’ai passé dix jours à l’hôpital, j’ai perdu dix kilos, j’ai failli y passer », explique Bocaly, dont la souffrance transpire dans cette interview. « J’ai vécu le truc le plus dur de toute ma vie en termes de douleur, avoue-t-il. C’était affreux. Quand je suis sorti de l’hôpital, je ne me suis pas reconnu, il fallait me voir dans mon jean. Au bout d’un mois, je suis revenu, mais j’avais perdu des muscles importants et les douleurs, intenses, sont revenues sur ma hanche. »

Résultat : rebelote, Bocaly, champion de France en 2010 avec l’OM puis deux ans plus tard avec Montpellier repasse par la case opération en mai 2015. Sans savoir à l’époque que tout va encore se gâter. « Deux semaines plus tard, je refais une crise d’appendicite (…) Je suis passé deux fois de suite sur le billard, c’était la galère absolue, revoir les anesthésistes, je n’en pouvais plus. » Garry Bocaly avoue qu’il s’est cru définitivement perdu pour le football (« j’avais plus ou moins abandonné »). Et puis, après une période de rééducation à Saint-Raphaël et un gros travail aux côtés d’un préparateur physique et d’un ostéopathe, l’ancien joueur d’Arles-Avignon a retrouvé des sensations, avant ce grand retour à l’entraînement, il y a quelques jours, à Béziers. Aujourd’hui, il donnerait tout pour un simple essai (« j’y vais en skate ou en trottinette ») ou même juste un match au plus haut niveau. « Si j’arrive à refaire un match pro, ce sera une énorme victoire. Bien plus que tous les trophées obtenus ». Et très loin du cauchemar qu’il a traversé.

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